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Champagné. Alexis Tabareau, capitaine pour la 2e année... |
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Alexis Tabareau. © Le Maine Libre
La Fête des lances de Champagné se précise. Pas de panique pour les deux chefs Alexis Tabareau et Antonin Métais. Tous deux ont, en effet, déjà assuré cette mission l’an dernier.
Les chefs ont du travail entre deux éditions ?
Oui, il faut s’assurer que tout le monde repart, car sinon, il faut chercher des nouvelles personnes suffisamment longtemps à l’avance. Mais, là , c’est bon. Je suis allé voir tout le monde individuellement pour connaître ses intentions, il faut aussi vérifier que tous ont bien un cheval et un meneur, on aide ceux qui ont du mal à trouver.
J’espère que tout se passera bien sur le terrain car il n’y a pas eu beaucoup d’entraînement cette année, à cause de la météo pluvieuse cet hiver.
Moins stressé que l’an dernier, Alexis ?
Ça n’a rien à voir, effectivement. L’an dernier, je m’étais mis beaucoup de pression. Il faut penser à tellement de choses, tout est très codifié. Mais là ça va, tout le monde sait ce qu’il a à faire, personne n’étant nouveau. Bien sûr, il faut rappeler les consignes, mais ce n’est pas pareil, le groupe est stable et s’entend bien. Après deux années sans Fête des lances à cause du Covid, il n’y avait presque plus personne. En 2022, quasiment tout le monde était donc nouveau, la plupart sont restés. C’est une belle satisfaction, c’est un gage de pérennité pour cette fête ancestrale.
Et l’entraînement pour vous ?
Pour ma part, l’exercice n’est pas le même. En étant capitaine, je n’ai pas de lance à taper, mais je continue à monter à cheval toute l’année quand je peux. Chez nous, le cheval est une passion depuis l’enfance.
Cette année sera particulière pour moi puisque je monterai Asly, un lusitanien de 14 ans. C’était le cheval de mon père, Eric Tabareau, décédé voilà dix ans. Lui aussi avait été lancier. C’est un animal qui a l’habitude d’être monté puisque Lola, ma cousine miss Champagné 2025, fait régulièrement des concours avec lui.