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Cet éleveur pratique le pâturage régénératif et ouvre les portes de sa ferme pour le faire connaître... |
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À gauche de Sébastien Champion, la parcelle où les bovins ont brouté. À droite, celle qu’ils viennent d’investir : ils sont habitués à le suivre dès qu’il saisit son enrouleur. © Le Maine Libre
L’éleveur Sébastien Champion ouvre les portes de son exploitation d’Auvers-le-Hamon (Sarthe) le jeudi 19 septembre 2024.
Le Groupement des agriculteurs bio de la Sarthe (GAB 72) organise le jeudi 19 septembre une journée ferme ouverte à Auvers-le-Hamon. C’est dans le cadre de ses journées techniques sur la transition agricole et climatique que le GAB propose cette réunion, chez Sébastien Champion à la ferme de La Pillerie, pour échanger sur « le pâturage régénératif comme outil d’atténuation climatique ».
L’an dernier, l’éleveur de bovins de race salers avait accueilli des élus, à l’invitation du Pays Vallée de la Sarthe et du Civam (association de paysans pour le développement de pratiques agricoles durables). Il s’agissait de leur faire découvrir le principe du pâturage régénératif. Cette fois, le public attendu est plus averti, mais les éleveurs ne sont pas les seuls invités : la ferme est ouverte à tous.
Une mini-transhumance quotidienne
 Les consommateurs aussi sont conviés
, précise Sébastien Champion. Parmi mes deux cents clients, j’ai eu des demandes pour venir voir de plus près ce que je fais.Â
La ferme de La Pillerie vend des poulets de Loué, du porc bio et de la viande de bœuf.
Jeudi 19 septembre, Sébastien Champion expliquera son travail au quotidien, qui consiste principalement à déplacer ses bovins. Dans son exploitation de 90 hectares, il a tracé des couloirs dans chaque parcelle de prairie. Et tous les jours, il sort son enrouleur pour déplacer ses 130 têtes de bétail. Puis l’espace pâturé reste vide entre deux et quatre mois en moyenne (parfois plus longtemps).
Comprendre le cycle du carbone
Ce temps permet au sol de se régénérer, grâce aux semis qui vont s’y développer – graminées et légumineuses notamment – et de fixer le carbone. « Ce sont les plantes qui créent le sol et qui l’améliorent.Â
Les bouses des bêtes, réparties sur l’ensemble des parcelles, participent également à son enrichissement.
« Jeudi, j’expliquerai quelle race choisir pour pratiquer ce système : il faut des animaux rustiques, comme la salers, l’angus ou l’aubrac, capables de valoriser en viande une herbe moins riche.
 » Les bovins en effet restent un maximum de temps en extérieur et consomment un minimum de fourrage. « Plus de 80 % de leur ration annuelle vient du pâturage.
 »
Comprendre le cycle du carbone, les mécanismes d’enrichissement du sol, les besoins des animaux… Autant de thématiques qui seront abordées chez Sébastien Champion.
Pratique : rendez-vous de 14 heures à 17 heures à la ferme de la Pillerie à Auvers-le-Hamon.