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Caméras de vidéoprotection : la ville d’Allonnes se dote d’un comité d’éthique... |
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Dix caméras vont être installées à Allonnes. © Archives Ouest-France
Après avoir validé l’installation de caméras de vidéoprotection à Allonnes (Sarthe), les élus réunis en conseil mercredi 2 juillet 2025 ont approuvé la création d’un comité d’éthique. Non sans un débat houleux.
La ville d’Allonnes (Sarthe) va se doter de caméras de vidéoprotection. Dix dispositifs vont être installés, cela a été annoncé début juin 2025 lors d’une réunion sur la tranquillité publique, la prévention et la médiation. Réparties sur les entrées et sorties de la ville, les places publiques et certains bâtiments, elles permettront de stocker les images dans un local dédié et sécurisés, utilisables 7 jours sur 7 par les services autorisés.
Une charte à établir
Mercredi 2 juillet, les élus réunis en conseil municipal ont souhaité « mettre en place un dispositif de contrôle externe et citoyen ». Ce comité éthique sera composé d’élus, d’habitants et de partenaires institutionnels de la sécurité publique. « Il veillera principalement au respect des libertés publiques, informera les habitants sur le fonctionnement du système et examinera toute demande d’accès aux images, élaborera un rapport annuel d’activité qui sera présenté au conseil municipal et formulera au maire toute recommandation », précise Mostafa Naafa, élu en charge de la tranquillité publique et président de ce comité.
Ce comité, qui se réunira une fois par an, sera associé à l’élaboration d’une charte et veillera à son respect.
« Opportunité du calendrier ? »
« Sur ce mandat, on constate que de 2020 à 2025, il n’y a pas eu de nouvelles actions mises en place pour la sécurité publique. Et là , à un an des élections, les caméras se mettent en place. On s’en réjouit alors que, monsieur le maire, vous y étiez défavorable. Mais on s’interroge sur l’opportunité de ce calendrier », a soulevé Gaëtan Cordelet, chef de file de l’opposition. En mars 2024, l’élu avait organisé un rassemblement demandant à la majorité de revoir sa position sur l’installation de la vidéosurveillance après une vague de cambriolages.
« Oui, il y a eu un débat au sein de l’équipe municipale. Si on peut rassurer et faciliter les enquêtes... c’est dans ce cadre qu’on s’inscrit, a répondu le maire Gilles Leproust, poursuivant : « On ne se précipitait pas parce que ça a un coût très important par les collectivités. Cette installation va être prise en charge par Le Mans métropole. On continuera la prévention, la médiation. »
Trois élus de la majorité ont voté contre cette délibération, un élu s’est abstenu.