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Brûlon. Pascal Coconnier raconte son périple... |
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Pascal Coconnier aime prendre de l’altitude. © Pascal Coconnier
Vendredi 13 mars à 20 heures à la salle La Fontaine, Pascal Coconnier présentera son voyage, seul, à vélo, au Tadjikistan.
Né en 1953 à Sablé-sur-Sarthe où il réside toujours, il n’a jamais vraiment quitté sa terre natale. Marié à Marthe depuis 1976, père de trois filles et grand-père de six petits-enfants, cet ancien enseignant, journaliste, communicant et acteur du développement durable cultive un goût prononcé pour l’engagement et la route.
Le vélo, un outil d’évasion
À la retraite depuis 2016, c’est sur son vélo qu’il vit ses plus grandes aventures. Le deux-roues accompagne Pascal depuis l’enfance. Longtemps utilitaire, il devient, au fil des années, un outil d’évasion. À l’heure de la retraite, face à l’immensité du temps libre, il choisit de réaliser un vieux rêve : partir loin, à vélo. En 2016, il relie Sablé à Saint-Pétersbourg, parcourant 4 500 kilomètres en 70 jours pour célébrer sur la perspective Nevski ses 40 ans de mariage. « C’est un prétexte car l’endroit fait aussi rêver. Mais les paysages plats de la Belgique sont monotones alors je recherche ensuite la montagne. » Viennent l’Atlas marocain en 2018, les Carpates en 2020 et l’Asie centrale en 2022.
Dernier défi en date : le mythique Pamir, au Tadjikistan dont il fera le récit vendredi, sous forme d’une vidéo d’1 h 30 suivie d’échanges. Depuis Tachkent jusqu’à Douchanbé, il franchit le col Ak-Baital à 4 655 mètres, longe la frontière afghane et traverse des paysages minéraux à couper le souffle. Seul, par choix. « Voyager à vélo, c’est un moment de liberté » confie-t-il. « Mais j’aime partager à mon retour. » L’effort donne du prix aux rencontres, qu’il dit toujours bienveillantes. Son fidèle VTT, baptisé « Colibri » en hommage à Pierre Rabhi, l’accompagne. En totale autonomie, avec tente, réchaud et sacoches de 20 kilos, il avance à son rythme, libre. Pour Pascal « le voyage n’est pas une fuite. C’est une manière d’habiter pleinement le monde, de rompre avec la routine et d’aller, humblement, à la rencontre des autres ». Un sixième voyage est en préparation.