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Boucs et moutons pâturent pendant que les lycéens travaillent... |
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La Ferté-Bernard, le 17 juin 2025. Mathis Chartrain et Roman Pavisse s’occupent des moutons et des boucs au lycée Robert-Garnier. © Le Maine Libre
Au lycée Robert-Garnier de La Ferté-Bernard (Sarthe), ce sont les moutons et les boucs qui entretiennent une partie du terrain, dans une démarche écologique. C’est aussi en ce sens que l’établissement a opté pour la tonte raisonnée.
Le lycée Robert-Garnier de La Ferté-Bernard accueille depuis plusieurs années des moutons et depuis plus récemment des boucs, chargés d’entretenir le terrain. Les sept moutons d’Ouessant sont mis à disposition par Mathis Chartrain, ancien bachelier de Robert-Garnier, aujourd’hui étudiant et créateur d’une association pour la promotion de l’écopâturage et la préservation des races ovines et caprines à faible effectif.
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Les trois boucs, eux, sont ceux de l’élevage des Huppes, à Cherré-Au, tenu par Ombeline Duval et Roman Pavisse, à ses heures aussi professeur de physique-chimie au lycée. Ils sont présents pendant la période estivale. L’automne et l’hiver ils sont chez nous pour la reproduction
, explique l’éleveur. Des enclos solides ont été construits sur une parcelle en pente proche de l’Huisne, sur laquelle ils trouvent tout ce qu’il leur faut pour se nourrir. Et en parlant de manger, les aliments produits grâce aux chèvres de Roman Pavisse pourraient un jour arriver jusqu’aux élèves. On pourrait présenter nos productions et expliquer le lien entre les boucs qu’ils voient et les aliments qu’ils mangent.
« Ce n’est pas de l’abandon, c’est un choix »
Avec l’écopâturage, l’idée, c’est d’associer les élèves à l’observation et à la surveillance des animaux mais aussi de leur permettre de découvrir les cycles biologiques
, explique Jean-François Devins, référent développement durable de l’établissement. Cette initiative n’est d’ailleurs pas la seule menée par l’équipe éducative et les élèves, c’est dans le même sens que la tonte tardive qui permet d’observer les insectes par exemple
, ajoute-t-il.
Le professeur insiste d’ailleurs sur le sujet : Les herbes hautes, ce n’est pas de l’abandon, c’est un choix de gestion des espaces verts. Certaines personnes trouvent que c’est moche et sale. Elles préfèrent que la tonte ressemble à un terrain de golf mais, ici, c’est un choix, on préfère une prairie naturelle. Cela permet le développement de la biodiversité et de prendre conscience du vivant.
Le lycée vient de recevoir une nouvelle fois sa labellisation E3D, niveau 2, pour ses actions en faveur du développement durable et entend le garder.