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Beaumont-sur-Sarthe. Les Ukrainiennes veulent apprendre la langue française pour devenir autonome... |
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Volha, en haut à droite, donne quelques notions de français aux réfugiés ukrainiens © Le Maine Libre
Les mamans ukrainiennes hébergées dans la commune essaient d’assimiler rapidement la langue française, afin d’acquérir de l’autonomie et pouvoir aussi trouver un travail.
À Beaumont-sur-Sarthe, les mamans ukrainiennes veulent apprendre le français pour pouvoir gagner en autonomie.
Même si elles vivent avec le désir farouche de retourner dès que possible dans leur pays dévasté par la guerr, les six mamans venues avec leurs enfants, hébergées à Beaumont, souhaitent devenir autonomes.
« Elles préfèrent regarder les films en français, pour apprendre plus vite »
Nous avons beaucoup de chance et les habitants se montrent très généreux avec nous. Mais c’est difficile de toujours demander quelque chose à quelqu’un
commence Anastasia. Comme ses compatriotes, Anastasia est arrivée avec le peu d’économies qu’elle possédait.
La monnaie nationale est la hryvnia (prononcer « grivnia »). La banque nationale ukrainienne est fermée et il n’est pas possible pour nous de changer notre argent en euros. Nous sommes parties dans l’urgence, sans conseil.
Avec le désir de devenir autonome, se pose le problème de l’emploi. Ces mamans veulent travailler. Et pour arriver à trouver un emploi, il faut parler français. À Beaumont, deux personnes ont commencé à leur enseigner les bases de notre langue : Françoise Gouault Tolstov, professeure de Russe, et Volha Mens-Aukimovitch.
Une salle mise à disposition
Cette dernière est d’origine biélorusse, vit à Beaumont, et est très heureuse de venir en aide aux familles de réfugiés. Je les reçois chez moi, c’est plus convivial. J’essaie d’enseigner à ces femmes quelques mots. Nous avons aussi beaucoup travaillé sur leur CV. Ce sont des femmes fortes qui gardent un grand sens de l’humour malgré les épreuves qu’elles traversent
explique Volha.
Pour leur permettre d’apprendre notre langue, la municipalité a mis à disposition un vidéoprojecteur et une salle. Pour animer leurs soirées, nous leur avons proposé des films en Ukrainiens. Mais plusieurs de ces mamans ont refusé, préférant regarder des films en français pour assimiler la langue au plus vite
conclut Julie Naveau, seconde adjointe en charge de l’accueil des familles.