|
Beaumont-Pied-de-Boeuf. Patrick Langevin craint pour la future récolte de fruits... |
1
Les pots antigel au pied des poiriers. © Ouest-France
Depuis quelques nuits, Patrick Langevin, arboriculteur, est obligé, avec du personnel, de se lever vers 3 h, pour allumer les bougies antigel. « Une fleur gèle à la température de moins 2, 2° C. Ces dernières nuits, il a fait moins 4° C », explique-t-il.
Pendant plusieurs jours, avec les chaleurs importantes, le stade phénologique s’est développé à grande vitesse. « Nous sommes passés du simple bourgeon au bouton rose, très fragile. Les fleurs qui étaient trop en avance ont gelé en partie. »
Patrick Langevin possède cinq hectares de plantation, pommes, poires, pêches, abricots. « La pêche serait moins touchée. » Tous les matins, à 3 h, c’est le branle-bas de combat pour allumer les antigels à base de paraffine. Il faut 250 pots à l’hectare, au prix de 8 € l’unité. « Nous n’en trouvons plus », se désole l’arboriculteur.
Dans deux semaines, il pourra constater les dégâts. « J’ai des craintes pour la future récolte. De plus, certains fruits vont être impropres à la consommation s’ils sont déformés du fait qu’une partie de la fleur aura subi des dégâts. Il faut laisser faire la nature, garder espoir… Nous avons fait le nécessaire pour limiter les pertes. »