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Beaumont-Pied-de-Boeuf. Il commémore le retour au pays de son oncle, un poilu... |
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De gauche à droite : Lionel Royer avec la bannière de 1882 des libres penseurs ornée de Marianne, Jacques Langevin et Guy Hennequin, du Souvenir français. © Ouest-France
Mardi, à 15 h, au cimetière communal, Jacques Langevin a voulu commémorer le retour de son oncle Henri Langevin, il y a 100 ans jour pour jour. Cet oncle est né le 9 septembre 1893 dans la commune, il était libre penseur. À la Grande Guerre, Henri Langevin est incorporé au 117e régiment d’infanterie, qui part sur le front.
« Mon oncle avait dit : si je suis tué à la guerre, je ne veux pas de curé en tant que libre penseur. C’était un véritable républicain. Pour moi, il est mort pour rien, comme beaucoup », soupire Jacques Langevin.
Henri est mort le 14 juillet 1917 au champ d’honneur, jour de la Fête nationale, au Mont Cornillet (Champagne). Il avait 24 ans. Il lui a été décerné la médaille militaire de la Croix de guerre.
Le corps de ce militaire a été inhumé sur place, puis en 1922, il est transféré au cimetière de sa commune natale. Selon les journaux de l’époque, une cérémonie importante avait été organisée.
« C’est un véritable devoir de mémoire en souvenir des hommes qui ont donné leur vie pour la France, qui sont morts en pleine jeunesse, estime Guy Hennequin, président du Souvenir français Loir Lucé Bercé. Le Souvenir français pavoise les tombes des militaires morts au combat. »