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Basket-ball : Vincent Collet a trouvé son bonheur à Las Vegas... |
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Après avoir participé à la Summer League, à Las Vegas, au sein du staff de Cleveland, Vincent Collet a trouvé le pivot qu<¤>il faut au MSB.
© Blandine LempérièrePro A. Invité par les Cavs durant la Summer League, Vincent Collet a suivi les performances de Yannick Bokolo. Et il a surtout repéré le pivot que le MSB recherche depuis le début de l'été.
Las Vegas. Ses casinos, ses lumières clinquantes, et ses nuits interminables. Ne vous y trompez pas, rien de tout ça n'était au programme des réjouissances pour Vincent Collet et Yannick Bokolo.
Les deux Manceaux se sont rendus dans la capitale du Nevada pour participer à la Summer League, qui, pendant dix jours (du 6 au 15 juillet), réunissait 21 franchises de NBA. Tous les deux arboraient les couleurs des Cavaliers de Cleveland : Bokolo, à la mène sur le parquet, et Collet, sur le banc, invité par Danny Ferry, le manager général des Cavs, pour faire partie du staff des derniers finalistes des play-offs. « Cela fait partie de la politique d'ouverture des franchises NBA, il y avait d'autres Européens autour de moi, note le coach du MSB. Il ne faut pas oublier que Danny Ferry est un ancien des Spurs qui est l'équipe américaine qui joue le plus à l'européenne. »Il a ainsi pu observer les prestations de son meneur (5 matches, 16,4 minutes de jeu, 1 rbd, 5,2 points) qui devra patienter avant de rejoindre le gotha du basket mondial : « Il s'en est plutôt bien sorti, il a été le meilleur Français présent à Las Vegas, avec un gros temps de jeu, provoquant nombreuses de fautes chez l'adversaire. Ses qualités de défense ont été appréciées. Maintenant, il n'a peut-être pas pris assez d'initiatives offensivement. Mais, après cette Summer League, il repart avec beaucoup de crédit auprès des Américains. »Car cette compétition estivale est devenue une aubaine pour les rookies en manque de temps de jeu ou pour les jeunes joueurs qui veulent se faire repérer, avant la reprise prévue en octobre au Etats-Unis. Dans les gradins des deux enceintes, dont l'une au moins aussi grande que Bercy, où se déroulent les 55 rencontres, on dénombre facilement plus de scouts en tout genre que de fans. Tous en quête de l'oiseau rare. Chaque club vient y faire son marché. Objectif : prospecter. Et Vincent Collet ne s'en est pas privé. « D'un point de vue professionnel, c'est très enrichissant. J'ai vu près de quarante matches en neuf jours, et vous voyez passer un grand nombre de joueurs sous vos yeux. Dès mon retour, je vais pouvoir répertorier et classer toutes les informations que j'ai collectées dans des tableaux. À l'avenir, d'ici un an ou deux, cela nous servira. » Le MSB pourrait même en profiter dès cet été. Après la signature de Luka Bogdanovic, « que j'avais pu superviser lors du camp de Trévise », en juin dernier, Vincent Collet est à la recherche d'un pivot, dernier chaînon manquant de l'effectif du MSB. Et visiblement, il a jeté son dévolu sur un Américain, drafté cette année au second tour. « Il nous faut encore un dernier joueur. Je l'ai repéré, il est grand, athlétique et il a beaucoup d'envergure. C'est ce que nous recherchions. Maintenant, entre ce qu'on voudrait, et ce qu'on peut faire, il y a toujours une différence. » Sur ce coup-là, le club manceau reste dépendant. Un second tour de draft, c'est un contrat d'un an non garanti. Autrement dit, le joueur peut ne jamais évoluer dans la franchise avec laquelle il s'est engagé. « On devrait avoir une réponse plus précise en début de semaine prochaine, » espère Vincent Collet.Mickaël BUSSON.