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Au Mans, les arbres de l’avenue Bollée devant le tribunal administratif... |
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Les opposants à l’abattage des arbres de l’avenue Bollée sont mobilisés depuis plusieurs semaines. © Archives Ouest-France
Les opposants à l’abattage des arbres de l’avenue Bollée, programmé dans le cadre du projet Chronolignes, au Mans (Sarthe), ont déposé deux recours devant le tribunal administratif de Nantes (Loire-Atlantique). Ils ont été examinés ce mardi 22 octobre 2024.
Les érables de l’avenue Bollée peuvent-ils encore être sauvés ? Les opposants à leur abattage y croient. Les recours en référé déposés devant le tribunal administratif de Nantes (Loire-Atlantique) ont été examinés ce mardi 22 octobre 2024. Ces recours visent, « dans un premier temps », une suspension pour obtenir l’arrêt des travaux. Et une annulation, pour qu’un jugement sur le fond entraîne la révision du projet de Chronolignes et le sauvetage des arbres. Au total, 200 doivent être abattus pour créer une voie de bus rapide, prévoit la communauté urbaine Le Mans Métropole.
Satisfaction pour les opposants, « l’audience a duré deux heures et nous avons eu la parole, rapporte Jean-François Devins, de la section sarthoise du Groupe national de surveillance des arbres (GNSA). Le juge a indiqué qu’il n’existait pas de jurisprudence avec un nombre aussi important d’arbres concernés. Le tribunal a reconnu que des alternatives auraient pu être proposées. Mais cela impliquait de revoir tout le plan de circulation. Et de remettre en question la place de la voiture en ville. »
Verdict la semaine prochaine
Outre le GNSA, le collectif d’opposants est constitué par l’association Patrimoine environnement menacé et des riverains de l’avenue Bollée. Jean-François Devins se dit « plutôt confiant » après cette audience, dont le délibéré est attendu « la semaine prochaine ». D’ici là , le collectif se réunira pour décider de la suite à donner au mouvement, que la décision du tribunal lui soit favorable ou non.
Le collectif soutient que les 147 arbres de remplacement apporteront « un service écologique bien moindre : nids, gîtes et zones de chasse des oiseaux et chauves-souris, absorption du dioxyde de carbone, ombre et fraîcheur. Contrairement à une idée reçue, les arbres jeunes absorbent beaucoup moins de CO2 que les vieux arbres ».