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Au Mans, interpellé après une course-poursuite jusqu’à Spay... |
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La police a poursuivi la voiture en fuite jusque dans une voie sans issue. © Archives Ouest-France
Il a nié être le conducteur de la voiture poursuivie par la police, au petit matin du 20 décembre 2023 entre Le Mans et Spay, via Allonnes (Sarthe). Un homme de 20 ans a été condamné à huit mois de prison, ce vendredi 22 décembre 2023.
Il est un peu plus de 4 h du matin, le 20 décembre 2023, quand une patrouille de police aperçoit une Alfa Roméo qui roule à vive allure, boulevard Demorieux au Mans (Sarthe). La voiture grille un feu rouge et file en direction d’Allonnes. Les policiers la prennent en chasse, sirène et gyrophare allumés.
Au niveau du centre Leclerc, la voiture prend le rond-point à contresens et poursuit sa course. Les policiers la suivent jusque dans un parc d’activités, à Spay, où l’Alfa Roméo s’immobilise dans une voie sans issue. Conducteur et passager s’enfuient en courant, l’un à travers champs, l’autre en escaladant le portail d’une entreprise.
Interpellé dans un buisson de ronces, l’un d’eux, âgé de 20 ans, a comparu devant le tribunal correctionnel, ce vendredi 22 décembre 2023. La voiture est celle de sa mère. Les policiers l’ont vu sortir par la porte côté conducteur. Pourtant, il affirme que c’est son ami qui était au volant. Un ami qui a réussi à s’enfuir et dont il refuse de donner le nom. « Il m’a enjambé pour sortir de mon côté et je suis sorti du sien », soutient-il.
« Acrobates »
« Ce sont deux acrobates », ironise le procureur de la République, qui ne croit pas à cette version. Et rappelle que le prévenu s’est retrouvé devant le même tribunal, trois semaines plus tôt, pour des violences conjugales. Une peine de 18 mois de prison avec sursis a été prononcée : « On lui accorde une mesure de confiance exceptionnelle et qu’en fait-il ? Il s’alcoolise, prend le volant et tente d’échapper à un contrôle de police. »
Le tribunal condamne le jeune prévenu à trois mois de prison pour refus d’obtempérer et trois mois pour conduite en état d’ivresse. Le sursis prononcé le 1er décembre 2023 est révoqué à hauteur de deux mois. La peine, huit mois au total, sera aménagée, sous bracelet électronique.