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Attaquée par trois molosses à Noyen-sur-Sarthe : le propriétaire condamné... |
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Les mêmes chiens,?de race american bully, ont attaqué l’adolescente et la septuagénaire, en 2022. Ils ont été euthanasiés. © Archives Ouest-France
Ses chiens ont attaqué deux femmes, en mai puis août 2022 à Noyen-sur-Sarthe. Le propriétaire des molosses a de nouveau été condamné, ce jeudi 11 juillet 2024 au Mans.
Après avoir été attaquée par trois molosses, qui lui ont infligé de multiples morsures de la tête aux jambes, le 20 août 2022 à Noyen-sur-Sarthe, une adolescente de 15 ans a subi une opération chirurgicale de plusieurs heures. Un homme de 30 ans avait lui aussi été blessé en lui portant secours. Les chiens, de type American bully, avaient été euthanasiés, leur maître condamné.
Celui-ci a de nouveau comparu devant le tribunal correctionnel du Mans, ce jeudi 11 juillet 2024. Pour une autre attaque des mêmes chiens, survenue le 27 mai 2022. Cette fois, ils s’étaient jetés sur une femme de 71 ans qui promenait le Jack Russell de sa belle-fille.
La septuagénaire était tombée au sol et avait été mordue aux mains. Le petit chien avait vu la mort de près, cage thoracique perforée de coups de crocs. Un témoin de cette scène de « rage » s’était interposé.
« Ils ont été provoqués »
« Elle a cru qu’elle n’allait pas s’en sortir, rapporte l’avocate de la victime. Elle a dû suivre des séances de kiné et de rééducation. Et surtout, elle a été traumatisée. »
Crâne rasé, barbe grise, le propriétaire des chiens est en détention dans l’Eure. Son audition, en visioconférence, a tourné court. Las d’écouter la juge, l’homme de 49 ans s’est levé et a quitté la pièce en ronchonnant.
Selon le témoin et la victime, il n’est pas intervenu pour mettre fin à l’attaque. Au cours de la procédure, il a d’abord nié, affirmant que c’est le Jack Russell qui avait mordu. Puis il a admis l’attaque de ses chiens, mais « parce qu’ils avaient été provoqués ».
Casier judiciaire chargé
Sans emploi, le prévenu présente un casier judiciaire chargé de 29 mentions : conduite sans permis, menace de mort, outrage, exercice illégal de l’activité de taxi, vol, escroquerie, injure à caractère raciste… « C’est un homme qui préfère la compagnie des chiens à celle de ses semblables, y compris ses enfants », résume son avocate, Me Nicolas Bouthière. C’est la quatrième fois qu’il fait l’objet d’une procédure pour une attaque de ses chiens. »
Le tribunal a suivi la réquisition du parquet et a prononcé une peine de 9 mois de prison ferme. L’homme a interdiction de détenir un chien pendant cinq ans.