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Arnage. Élu sénateur, le maire Thierry Cozic a démissionné : « Je resterai le VRP d’Arnage »... |
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Arnage, samedi 31 octobre. Réélu en juin dernier, Thierry Cozic a dû démissionner de son poste de maire. Ève Sans devrait lui succéder lundi. © Maine Libre
Fraîchement élu sénateur, Thierry Cozic (PS), qui avait été réélu maire d’Arnage, a démissionné le lundi 26 octobre 2020. Il l’assure néanmoins : « je resterai le VRP d’Arnage. »
Il avait été réélu maire d’Arnage lors des dernières élections municipales. Mais Thierry Cozic (PS) a abrégé son mandat, en présentant, ce lundi 26 octobre, sa démission. Élu sénateur le 27 septembre, il a dû, au regard de la loi sur le non-cumul des mandats, renoncer à son poste de premier édile de la ville arnageoise. L’adjointe à l’enfance, Ève Sans, devrait lui succéder.
Le doute était levé depuis un moment. Mais j’ai officiellement présenté ma démission lundi dernier, juste après une réunion de conseil municipal
, indique Thierry Cozic. Une réunion à laquelle il n’avait pas pu participer, pour raisons médicales. J’ai eu la « grande chance » de tomber dans un cluster au Sénat. Et j’ai été alité 15 jours
, confie-t-il avec une pointe d’ironie. Remis sur pied après avoir été malade du Covid-19 dans une version plutôt carabinée, le désormais ex-maire d’Arnage a tenu une conférence de presse ce samedi 31 octobre, pour évoquer ce bouleversement à la tête de l’équipe municipale.
Mon cœur est lourd
Mon cœur est lourd. Mais cette situation est liée à la loi. Bien sûr, je m’y plie, mais elle est pesante
, a-t-il expliqué. Je travaille depuis 20 ans pour cette commune. J’en connais tous les recoins. Pas tous les habitants mais quasiment. Alors, oui, c’est une page qui se tourne. Mais l’histoire ne s’arrête pas.
Arrivé à la mairie le 17 avril 2001 en tant que directeur de cabinet du maire d’alors, André Langevin, il avait pris la succession de ce dernier à la tête du conseil municipal en 2014. Aujourd’hui, Thierry Cozic quitte son poste, mais il continuera de siéger au sein de l’équipe municipale. Tout comme il conservera son rôle d’élu au sein de l’intercommunalité.
Ma vie est à Arnage
Je ne quitte pas Arnage. Ma vie est à Arnage
, insiste-t-il. Je ne pars pas à Paris comme j’ai pu l’entendre. D’ailleurs, ma permanence sénatoriale sera installée ici, dans la commune. De façon très symbolique dans la rue Nationale. Sa porte sera ouverte aux Arnageois.
Des Arnageois qui ne s’attendaient évidemment pas à voir leur maire quitter son poste lorsqu’ils l’ont élu en juin dernier. Et qui forcément réagissent face à cette situation. Par les échos que je peux avoir, je dirais que les réactions sont assez ambivalentes
, commente Thierry Cozic.
Une opportunité pour moi
Pour certains, il y a de la déception. Et pour d’autres, c’est une fierté d’avoir, pour la première fois, un parlementaire dans la commune. De mon côté, je n’oublie pas que pour moi, c’est à Arnage que tout a commencé. Alors, à ceux qui auraient peur que je les abandonne, je réponds « non ». Surtout pas. Cette possibilité de devenir sénateur a simplement été une opportunité pour moi. Ce n’était pas prévu, mais c’était maintenant ou jamais. Je ne fais pas de la politique par ambition personnelle, et je resterai le VRP d’Arnage. Quant à l’équipe municipale, là non plus je n’abandonnerai pas les uns et les autres.