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Agriculture. Sarthe : l’élevage, pilier de nos campagnes, est en danger... |
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Pascal Langevin, explique toute sa fierté d’être éleveur. © Photo Le Maine Libre
Le moment est venu pour le secteur de l’élevage de redresser la situation et d’attirer les jeunes vers un métier de passion, au contact des animaux… à condition de lever quelques obstacles.
L’association Interprofessionnelle du bétail et des viandes des Pays de la Loire a décidé de prendre le taureau par les cornes et de montrer aux jeunes générations que le métier d’éleveur a encore un avenir. La profession, qui affronte des vents contraires, a choisi de relever le défi en mettant l’accent sur ses atouts.
Transmettre avec succès
La consommation de viande diminue. Toutes viandes confondues, elle est actuellement de 300 grammes par personne et par semaine. Dans le même temps, une petite minorité de personnes parviennent à faire beaucoup de bruit en plaidant pour une nourriture sans viande pendant que la grande distribution éprouve des difficultés à reconnaître le coût de production afin d’établir un juste prix d’achat.
Enfin, le tableau serait incomplet si on oubliait que le secteur de l’élevage est pointé du doigt quand on évoque la question des émissions de carbone.
Bref, tout cela a de quoi faire naître de légitimes inquiétudes chez les professionnels. D’où l’initiative prise d’inviter les élus à un échange, ce lundi chez Pascal Langevin, éleveur à Beaumont-Pied-de-Bœuf, qui à l’heure de la retraite, aimerait pouvoir transmettre sa ferme à un jeune avec le souci et même l’exigence que cela soit un succès.
Inverser la tendance
A l’échelle régionale, actuellement 15 000 élevages dont 5 000 spécialisés dans les races à viande sont en activité. En 2014, on en comptait 7400 et si on devait en perdre 30 % dans les années à venir ce serait catastrophique
explique Philippe Tessereau, directeur général d’Interbev Pays de la Loire.
D’où l’importance pour la profession de mettre en avant tous les arguments favorables à cette activité.
Favoriser les circuits de proximité en travaillant avec les élus pour fournir de la viande de qualité dans la restauration collective (cantines etc...), assurer une montée en gamme des produits (label rouge par exemple), garantir le bien – être animal, capter le carbone et assurer la qualité de l’eau (avec les prairies et le couvert végétal), créer des emplois locaux… L’élevage fait travailler 35 000 personnes à l’échelle de la région.
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Renouvellement
Ce sont tous ces points qui ont été développés ce lundi entre les éleveurs d’un côté (en présidence d’Olivier Lebert président de la chambre d’agriculture de la Sarthe ) et quelques élus. A leur égard, un message : nous avons besoin de vous pour revaloriser l’élevage à sa juste valeur comme atout stratégique du territoire
Il y a un enjeu d’accompagnement
assure Olivier Lebert rappelant qu’un agriculteur sur trois partira à la retraite dans les années à venir.