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Affaire Fillon. Le procès en appel s’est ouvert... |
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François Fillon et son épouse à leur arrivée devant la cour d’appel de Paris. © AFP
Le procès en appel de l’ancien Premier ministre, François Fillon, de sa femme Penelope Fillon et de son ex-suppléant Marc Joulaud s’est ouvert lundi 15 novembre 2021 en début d’après-midi à Paris dans l’affaire des soupçons d’emplois fictifs de Penelope Fillon.
Le procès en appel de l’ancien Premier ministre, François Fillon, de sa femme Penelope Fillon et de son ex-suppléant Marc Joulaud s’est ouvert lundi en début d’après-midi à Paris dans l’affaire des soupçons d’emplois fictifs de Penelope Fillon.
Costume bleu nuit, cheveux poivre et sel, celui qui fût le chef du gouvernement entre 2007 et 2012, aujourd’hui âgé de 67 ans, est entré dans la salle d’audience sans s’exprimer face à la presse avec sa femme, 66 ans, courts cheveux argentés et masque bleu.
+ Affaire Fillon. Ils soutiennent encore l’ancien Premier ministre sarthois
Ce qui lui est reproché
Ce second procès se tient près d’un an et demi après la condamnation en première instance de l’ex-locataire de Matignon pour détournement de fonds publics notamment, à cinq ans d’emprisonnement dont deux ferme, 375 000 € d’amende et dix ans d’inéligibilité.
Désormais retraité, il a consacré ces derniers mois à préparer sa défense, a assuré son avocat Me Antonin Levy, pour qui l’enjeu de ce procès est que soninnocence
et » celle de son épouse soient enfin reconnues
.
La première journée d’audience est consacrée à des questions de procédure.
En plein débat pour l’investiture chez Les Républicains, la cour d’appel examine jusqu’au 30 novembre ce dossier, qui avait entraîné la chute spectaculaire du candidat de la droite lors de la présidentielle 2017.
François Fillon devra à nouveau s’expliquer sur l’emploi de son épouse comme assistante parlementaire entre 1998 et 2013, dans le cadre de trois contrats signés par lui et par celui qui était alors son suppléant en tant que député de la Sarthe, Marc Joulaud.
Un travail « discret » ?
Des prestations rémunérées 613 000 € nets (plus d’un million d’euros bruts) fictives ou surévaluées
selon l’accusation, qui considère que les activités de Penelope Fillon relevaient du » rôle social »
d’une » conjointe d’homme politique
mais pas d’une collaboratrice. Le travail de Penelope Fillon était certes discret
, majoritairement oral mais essentiel
, a toujours clamé son mari.
Le couple est aussi jugé pour l’emploi de leurs deux enfants en tant qu’assistants parlementaires de leur père sénateur entre 2005 et 2007 (100 000 € bruts), ainsi que pour le lucratif contrat de Penelope Fillon comme « conseillère littéraire » en 2012 et 2013 à la Revue des deux mondes, propriété de Marc Ladreit de Lacharrière, 135 000 € bruts.
Ami de François Fillon, cet homme d’affaires a reconnu, dans une procédure distincte, un emploi en partie fictif et il a été condamné en 2018 pour abus de biens sociaux.
François Fillon est enfin poursuivi pour avoir omis de déclarer un prêt de M. Ladreit de Lacharrière à hauteur de 50 000 € à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) – il a été relaxé en première instance.