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À Ligron, le retour du bar-restaurant-épicerie se fait attendre... |
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Le Ligronnais, installé dans les murs de l’ancien Hôtel du cheval blanc des années 1930, attend son futur gérant. © Ouest-France
L’association 1 000 cafés a repris le dernier commerce du village de Ligron. Mais depuis le printemps, la recherche d’un nouveau gérant n’a pas porté ses fruits.
Sur le site de l’association 1 000 cafés, Le Ligronnais a fait son retour dans la liste des lieux « en cours d’ouverture ». L’unique commerce de la commune de Ligron avait retrouvé vie grâce à l’opération 1 000 cafés, en juillet 2020, mais un litige entre le gérant et l’association s’était soldé, au printemps 2021, par un échec. Le gérant avait été révoqué de ses fonctions. Le rideau du restaurant-bar-épicerie ne s’est, depuis, pas relevé.
Ce ne devait qu’être une courte parenthèse, espérait l’association qui loue le commerce auprès de la mairie, se charge du recrutement et de la charge salariale du gérant. Une réouverture à l’été était évoquée.
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« L’expérience nous invite à être prudent »
Sept mois plus tard, l’horizon ne semble pas s’éclaircir. La fermeture temporaire du commerce rue Henri-Pasquier pourrait-elle devenir définitive ? L’association n’a pas donné suite à nos sollicitations. Le maire, Philippe Biaud, sait combien la réouverture est attendue avec impatience. Mais il ne veut pas la précipiter. « On aimerait que ça reprenne vite, mais l’expérience nous invite à être prudent », souligne-t-il. Le lieu, avant de passer entre les mains de 1 000 cafés, a connu bien des gérants. « Des gens ont envie de changer de vie, mais tenir un commerce ne s’improvise pas. Dans le monde rural, c’est compliqué. On ne peut pas perdre un client », commente l’édile.
En avril 2021, l’association nous expliquait « avoir la capacité de rouvrir avec une personne différente derrière le comptoir. » Dernièrement, une candidature aurait été étudiée, avant finalement de l’écarter. « Il y a un critère essentiel, moteur de l’équilibre financier de ce lieu, c’est la restauration, poursuit le maire. Ce doit être un point fort ».