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À l’université du Mans, un dispositif d’accueil des étudiants en exil a formé près de 350 personnes... |
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Pierre Salam est directeur de la Maison des langues à Le Mans université. © Ouest-France
Directeur de la Maison des langues de Le Mans université, au Mans (Sarthe), Pierre Salam est chargé de mission pour l’accueil des étudiants réfugiés et migrants.
Cette année, à Le Mans université, 120 étudiants (soixante-six Ukrainiens, trente-deux Afghans, huit Syriens, quatre Georgiens, trois Soudanais), réfugiés ou demandeurs d’asile préparent le diplôme universitaire (DU) « Passerelle » qui valide une formation intensive de français. Elle s’adresse aux titulaires d’un niveau au moins équivalent au baccalauréat, non francophones. Elle est gratuite pour eux.
« Pour une université de la taille du Mans, 120 étudiants, c’est important », apprécie Pierre Salam, directeur de la Maison des langues de Le Mans université et nouvellement chargé de mission « Accompagnement des réfugiés et des migrants à l’université ».
Près de 350 étudiants formés
Cela fait huit ans que ce dispositif d’accueil des étudiants en exil existe. C’est la guerre en Syrie, en 2015, et l’arrivée en Europe de milliers de réfugiés syriens qui en a été le déclencheur. Au fil des ans, au Mans, le dispositif a évolué et 345 étudiants (de 18 à 60 ans) en ont bénéficié. Parmi eux, 143 ont été diplômés. Sur les vingt-neuf nationalités représentées, les plus nombreux sont les Soudanais suivis des Syriens, des Ukrainiens et des Afghans.
Préparer « l’après »
Aujourd’hui, le « DU Passerelle » propose cinq niveaux de langue. De A1 - pour ceux qui ne parlent pas du tout le français « et là , il faut s’accrocher ! » au C1. La formation est intensive : 500 heures de cours par an, « dont des heures dédiées à préparer leur projet personnel et leur intégration à l’université ». Les filières les plus demandées : sciences et vie de la terre, économie-gestion et langue et culture étrangères anglais.
La mission dont vient d’être chargé Pierre Salam est de « coordonner tous les acteurs dans et à l’extérieur de l’université, pour accompagner les étudiants au-delà du DU. Et s’assurer que tout va bien pour eux jusqu’à l’emploi. »