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Un service de location de vélos en projet... |
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Au printemps prochain, tous les Manceaux vont pouvoir se mettre au vélo ! © Philippe Blondel
La création d'un service de location de vélos est à l'étude au Mans. Il démarrerait au printemps, avec 200 bicyclettes réparties sur dix sites.
Les Vélib font à carton à Lyon et à Paris. Et pourquoi pas au Mans ? Cette drôle d'idée a commencé à trotter dans la tête du maire l'été dernier. Il a commandé une étude à ses services, dont les conclusions doivent être présentées ce soir (18h) aux élus manceaux, en séance publique du conseil municipal.
Que prévoit le projet · La mise en circulation, dès le printemps 2008, de 200 vélos sur Le Mans. Les bicyclettes, propriété de Le Mans Métropole, seraient réparties sur dix sites à travers la ville, de l'université à l'Arche de la Nature, en passant par la gare, les places de la République et des Jacobins, les Maillets ou les Ardriers (lire ci-dessous).
Comment ça marche · Pas comme les Vélib parisiens. Les vélos manceaux ne seraient pas disponibles 24 h/24, en libre-service, mais à des jours et horaires bien précis (du lundi au samedi, de 7 h 30 à 19 h 30). Ils seront remis aux clients par les agents chargés de la gestion de chaque site, et non par des machines, même si « le recours à un système de bornes automatiques [n'est pas exclu] dans le futur ». On pourra « louer et rendre un vélo dans chaque site du réseau disposant de personnel ».
Combien ça coûte · On pourra louer un ou plusieurs vélos à la demi-journée ou à la journée, voire « à la semaine, au mois ou au trimestre », au choix de l'utilisateur et en fonction de ses besoins. Pour élaborer un budget prévisionnel, la ville s'est inspiré des tarifs pratiqués à Nancy, pour un service similaire, à savoir 3 € la demi-journée, 5 € la journée, 10 € la semaine, 20 € le mois. Les prix manceaux devraient s'en approcher.
Qui finance · La collectivité empruntera 114 000 € pour acheter une flotte de 200 bicyclettes à 400 € pièce, plus 24 vélos enfants. Le budget de fonctionnement est estimé à 355 000 € à l'année, remboursement de l'emprunt compris. L'État sera sollicité à hauteur de 183 000 € par an au titre des aides prévues pour l'emploi de personnes en insertion. Une fois les recettes prévisionnelles des locations déduites (66 000 € par an), il devrait rester 67 000 € à la charge des contribuables.
Qui va gérer · La municipalité voudrait confier la gestion du service à une association qui devra recruter « au moins 50 % d'emplois en insertion ». Des services conjoints seront développés, comme « la mise en place d'une unité de patrouilleurs-nettoyeurs se déplaçant en triporteurs » pour assurer l'entretien des vélos.
Stéphane VERNAY.