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Les écolos sont contents mais montrent les dents... |
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Les élus Verts de la majorité municipale (de gauche à droite): Isabelle Sévère, Jean-Louis Prigent, Catherine Gouhier, Marc Deligny, Yves Ollivier, Bernard Vétillard, Audrey Coco. Absente: Anne-Marie Choisne.
Globalement positif, mais peut mieux faire! C'est l'appréciation que portent les élus Verts de la majorité municipale sur les deux premières années de leur mandat... et sur Jean-Claude Boulard.
Pas de polémique, mais de la transparence! Pour éviter la polémique, les huit élus Verts du conseil municipal ont attendu que passent les élections régionales avant de tirer, hier matin, le bilan de leurs deux premières années de mandat au sein de la majorité municipale. Histoire de ne pas être taxés de tirer contre leur camp.
Car, côté transparence, les élus écolos savent faire. Ils ont bousculé le ronron habituel des conférences de presse pour évoquer clairement les sujets qui fâchent (lire ci-dessous).
« Le sentiment d'être écoutés »
Qu'on ne s'y trompe pas. Les Verts se disent ravis de faire partie de la majorité rouge-rose-verte, emmenée par Jean-Claude Boulard. « En 2001, on était des gentils rigolos qui protègent les fleurs, rappelle Jean-Louis Prigent. Depuis, il y a eu le tram, la piétonnisation du centre, le dévelopement des itinéraires cyclables. On a aujourd'hui le sentiment d'être écoutés et de jouer un rôle moteur sur certains dossiers. »
Pour étayer, Catherine Gouhier sort une anecdote: « Je viens d'apprendre que les serres municipales vont être chauffées par une chaudière bois. Cela va désormais de soi. Il y a huit ans, on nous expliquait qu'il n'y avait pas assez de bois à l'Epau pour faire la même chose à l'Arche de la Nature. » L'adjointe au développement durable et au patrimoine souligne aussi l'intégration des critères « écolos » dans les cahiers des charges des nouveaux projets: partie réservée à l'insertion, choix de matériaux non polluants, chantier « propre », consommation d'énergie...
Alors, où est le problème? Peut-être dans « ces freins serrés à l'intérieur de l'équipe municipale ou des services » de la Ville. « Ce qui nous chagrine, c'est que nous dépensons souvent beaucoup en tergiversations, en manque de visibilité, en état des lieux mal appréhendés, en changement de cap », soulignent les Verts, avant de désigner clairement celui qui est visé : « Bien souvent, tout ceci est d'ailleurs de la responsabilité du maire. »