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Le dangereux virage des années 90...... |
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Dans les années les plus sombres de la lutte entre la FISA et l'ACO, le plateau a sérieusement fondu pour atteindre 28 voitures en 1992. © DR Archives ACO
Mais le bras de fer ACO-FISA n'est pas fini. « C'était la guerre, il fallait tuer les 24 Heures », explique le directeur de course. Le règlement du championnat des voitures de sport, que réintègrent les 24 Heures se révèle un noeud coulant. Au départ de l'édition 1992, la soixantième, Il n'y a plus que 28 concurrents. « Il ne fallait pas que les 24 Heures fassent de l'ombre à la F1, et cela eut pour conséquence de faire péricliter les 24 Heures », se souvient Michel Cosson, qui prend les commandes en 1992, et conduit le redressement de l'ACO. « J'ai failli déposer le bilan. »
Mais Michel Cosson ne cède rien, intente un procès à la FISA. Qu'il gagne. En 1993, le championnat disparaît, Le Mans reprend son indépendance, et reste le dernier bastion de l'endurance. « J'ai eu très peur. Jean-Marie Balestre et la Fédération voulaient faire disparaître l'endurance et Le Mans au bénéfice de la F1 et de Bernie Ecclestone. Les constructeurs sont partis. Ne restaient que les privés. Il n'y avait plus qu'à refermer la tombe », témoigne Henri Pescarolo.
La suite sera une longue route qui passe par l'étranger, en particulier les USA. Alors qu'en Sarthe les collectivités jouent leur rôle et modernisent les installations, les organisateurs croisent Don Panoz aux USA, puis accueillent Audi... Certains avaient tout cela en tête, hier, quand Jean Todt, le président de la FIA, a signé l'acte de mariage avec le président de l'ACO.
Marc LE DUC.
Ouest-France