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La ludothèque ne s'adresse pas qu'aux petits... |
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Michèle Foucault et Fanny Martineau, deux des animatrices de la ludothèque entourent Thierry Rolle le président.
Unique lieu de prêt de jeux au Mans, « le Coffre à jouets » s'apprête à changer son nom à connotation trop enfantine...
Contrairement à une célèbre marque de gâteaux chocolatés qui revendique haut et fort que « ce n'est que pour les enfants », la ludothèque mancelle veut, elle, jouer l'ouverture aux grands et aux adultes. Pourquoi, au fil des années devrait-on abandonner le plaisir du jeu, du partage, de la compétition ? Au « Coffre à jouets », unique ludothèque de la ville, on accueille déjà les adultes à bras ouverts, « mais notre nom est trop connoté, reconnaît Thierry Rolle, le président. Ceux qui n'ont pas d'enfants pensent que ce n'est pas un endroit pour eux ! »
Pourtant, depuis leur installation il y a un an et demi, au rez-de-chaussée de la... Maison de l'enfant, rue de Funay, tout est fait pour inciter au jeu. Bien sûr, il y a des Action Man et des Playmobil. Des poussettes, des costumes de fées et une vraie petite maison. Mais aussi des dizaines de jeux de plateau, de stratégie à emprunter.
« Spontanément, les gens vont vers ce qu'ils connaissent, observe Michelle, l'une des animatrices. C'est pourquoi le bon vieux Monopoly a toujours la côte. Mais des jeux comme Blocus, Carcassone ou Jungle speed valent vraiment la peine qu'on les teste ! » Surtout que les maîtresses des lieux ne demandent que ça : conseiller, faire tester. « On est pratiquement sûr de dénicher un jeu pour chacun, quelle que soit la demande », assure Michelle. « Même si on n'est pas joueuse avant d'arriver ici, on le devient », confie dans un grand sourire, Fanny, sa collègue.
Créé en 1981 par des parents d'enfants handicapés, le « Coffre à jouets » s'est, au fil du temps, ouvert à tous et a changé deux fois d'adresse. Il est toujours géré par une association. Mais la mairie (1) contribue largement à son fonctionnement : en mettant gratuitement des locaux à disposition et en prenant en charge, via la Caf, le salaire de la nouvelle ludothécaire. La Ville a aussi détaché une animatrice. « Pour nous, c'était indispensable, explique Patrick Rolle. Pendant des années, nous avons fonctionné avec des personnes en contrat précaire qui changeaient tous les 6 mois. De plus ; la part de l'État a considérablement diminué. Aujourd'hui, l'équipe s'est professionnalisée et l'amplitude des horaires d'ouverture s'est élargie ». La ludothèque est ainsi ouverte le samedi après-midi.
Laurence PICOLO.
(1) Le conseil général et la direction de la jeunesse et des sports apportent eux aussi leur contribution.