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Hypersexualité : une famille porte plainte... |
Des Flèchois dénoncent les traitements suivis par le grand-père, atteint de Parkinson, et qui provoqueraient son hypersexualité.
Une famille de la Flèche (Sarthe) assigne devant le président du tribunal de grande instance du Mans, deux laboratoires de la région parisienne et une neurologue de Nantes. Elle leur reproche des prescriptions médicales (Sifrol, Stalevo, Requip et Azilect) qui auraient provoqué chez le grand-père de 70 ans, atteint depuis 15 ans de la maladie de Parkinson, une hypersexualité.
Il agresse sa petite fille
« Avant les traitements, c'était un homme en fauteuil roulant, indique leur avocat marseillais, Me Victor Gioia. Depuis, ce malade fait preuve d'une vitalité sexuelle infernale et intenable pour son épouse. »
Cet ingénieur retraité, « sans aucun passé de déviance sexuelle », occupe tout son temps sur des sites internet pornos pour assouvir « ses pulsions. Démunie, l'épouse du grand-père s'était confiée à ses enfants tant cette démence était difficile à vivre pour elle. Puis, ils se sont dit qu'il était malade... » Mais à Noël, les choses ont pris une tournure plus dramatique. Il a communiqué avec sa petite fille de 11 ans sur internet, puis lors de sa visite à Noël, il lui aurait fait subir des attouchements.
« Il faut que ses médicaments soient accompagnés de formations et d'informations aux familles, selon l'avocat. Je demande au tribunal de nommer un expert, un ponte de la maladie de Parkinson, ils sont peu en France, pour nous dire qu'elles sont les précautions à prendre en cas de prise de ces médicaments, et qu'elles sont les alertes possibles à donner aux familles. »
Jeudi à Nantes, sera rendu le délibéré dans une affaire similaire. Celle d'un Nantais de 52 ans, souffrant lui aussi de la maladie de Parkinson et dont le traitement au Ropinorole, la molécule active du Requip, aurait entraîné sa dépendance au sexe et au jeu.