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2 000 ans après son apparition, ce site archéologique continue de révéler ses secrets en Sarthe... |
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Gabriel Caraire et Stanislas Bossard ont travaillé pendant quatre ans sur le projet scientifique collectif consacré au site archéologique de Cherré. © Ouest-France.
Le projet de recherche archéologique, commencé en 2022 sur le site gallo-romain de Cherré, s’achève à Aubigné-Racan (Sarthe). Des panneaux relatant ces travaux sont désormais exposés pour tous.
Près de 2 000 ans après son apparition, le site archéologique de Cherré, à Aubigné-Racan dans le sud de la Sarthe, continue de révéler ses secrets. Mercredi 19 novembre 2025, a ainsi été proposé un point sur l’avancement des travaux archéologiques, conduits par une équipe de chercheurs rattachés au laboratoire de recherche archéologie et architecture (Lara) de l’université de Nantes.

Le théâtre du site archéologique de Cherré a révélé de nouveaux secrets. Ouest-France

Des panneaux présentant les travaux de recherche conduits depuis 2022 sur le site ont été installés. Ouest-France
Le fruit de ces recherches a été retranscrit sur sept panneaux d’information, disposés sous le préau du site gallo-romain, propriété du Conseil départemental de la Sarthe. « Ce site d’archéologie est majeur en Sarthe. Les travaux menés pendant quatre ans sont présentés sur les panneaux et ont pour objectif de partager les connaissances recueillies à tous. Ils permettent aussi une meilleure compréhension du passé de la région », présente Stanislas Bossard, archéologue rattaché au Lara et coordinateur du projet de recherche.
10 000 visiteurs chaque année
Sur ce site, les 10 000 visiteurs annuels connaissaient déjà le théâtre ou encore le marché, vestiges de l’Antiquité romaine. Moins son sol et sa profondeur, qui ont fait l’objet de ce nouveau projet de recherche.  Nous avons apporté un nouveau regard sur les données collectées par les fouilles des années 1970 à 1990 et pu en collecter de nouvelles à l’aide de technologies récentes qu’ils ne possédaient pas à l’époqueÂ
précise le chercheur.
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Ainsi, deux techniques de pointe et non destructives ont été utilisées : le recours à un géoradar et la prospection magnétique.  La combinaison de ces deux techniques nous permet de cartographier et de radiographier le sol. Nous obtenons ainsi des informations allant sur une période temporelle très grande entre l’antiquité et nos jours »,
présente Gabriel Caraire, géophysicien et archéologue pour la société Analyse géophysique conseil, participant au projet.
Bouchers, vendeurs d’huîtres…
En scannant le sol avec ces deux appareils, les chercheurs ont pu notamment révéler que le théâtre pouvait accueillir plusieurs milliers de spectateurs avec des gradins en bois, et qu’il s’élevait sur plusieurs mètres de hauteur. Le marché, quant à lui, accueillait des vendeurs d’huîtres, des bouchers ou encore des céramistes.