|
Thoiré-sur-Dinan. Le milieu professionnel du handicap dans la tourmente... |
1
Une vingtaine de salariés de plusieurs structures sarthoises de l’Adapei 72 se sont mobilisés devant le foyer des Sorelles, pour s’opposer au nouveau projet d’entreprise proposé par la direction générale. © Ouest-France
Depuis décembre, les 48 établissements de l’Adapei 72, Esat, IME, foyer de vie ou d’hébergement, sont en grève à tour de rôle.
Mardi après-midi, un mouvement a eu lieu au foyer des Sorelles, où des collègues de structures voisines ont rejoint le rassemblement.
Les revendications concernent toujours la remise en cause des accords d’entreprise sur les 35 heures. Ce projet émane du nouveau directeur général de l’Adapei 72, Ludovic Husse. « Cela implique la perte de jours pour enfant malade, la disparition des congés trimestriels supplémentaires et de la prime d’internat, le passage de l’amplitude horaire de 13 h à 15 h qui résulterait sur du travail morcelé, énumère Alain Billeau, délégué syndical FO. En contrepartie, la direction nous propose une prime d’assiduité annuelle de 600 € brut, mais elle est dégressive de 5 % pour chaque arrêt maladie. »
Les manifestants remettent aussi en cause le gel de leurs salaires pendant vingt ans. « On a dû gagner 9 € en dix ans ! Déjà que notre métier n’est pas attractif… »
Les salariés regrettent l’absence de dialogue avec la direction. « Tout ça pour des raisons comptables, alors que notre quotidien c’est l’humain », conclut Alain Billeau.