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Sarthe. Avec le Covid-19, les baby-sitters ont moins d’enfants à surveiller... |
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Naomy Ribault, Quentin Drouère et Claire Denis, référente famille à La Ruche. © Le Maine Libre
Huit jeunes de plus de 16 ans ont récemment bénéficié d’une formation au baby-sitting. Ils sont tous très motivés, mais en cette période de pandémie de Covid-19, les parents font moins garder leurs enfants.
Lundi 22 et mardi 23 février, en partenariat avec la communauté de communes Orée de Bercé Belinois, une formation « baby-sitting » s’est déroulée à Saint-Ouen-en-Belin accueillant huit participants de plus de 16 ans.
Parmi eux, Quentin Drouère, habitant Teloché et Naomy Ribault, de Moncé-en-Belin, tous les deux âgés de 16 ans, livrent leurs motivations.
Quels sont les besoins en baby-sitting ?
Claire Denis, référente famille à La Ruche : « La période de Covid-19 est venue un peu perturber notre fonctionnement. Habituellement, il y a des demandes régulières des familles car notre système commence à être connu et pratiqué. Nous mettons les jeunes en contact avec elles. Mais, en ce moment, la demande est moindre, les parents ne sortent plus le soir et font moins garder leurs enfants. En temps habituel, nous proposons des formations bonus avec l’organisation de gardes collectives, ce qui permet aux jeunes de pratiquer rapidement. On se greffe sur des événements où nous proposons aux parents de laisser leurs enfants pendant qu’ils profitent des spectacles, activités, etc. C’est intéressant de débuter sans être seuls. On leur prodigue des conseils et des activités. On est contraints de patienter avant de reprogrammer ces gardes au vu du contexte sanitaire actuel. »
« Le Maine Libre » : Pourquoi avoir choisi cette formation ?
Quentin Drouère : « J’aime bien être en contact avec les enfants que ce soit la famille ou les voisins. J’ai déjà eu à garder des enfants mais je découvre à travers cette formation qu’il me manquait des choses. J’ai appris le droit du travail, la relation avec les enfants, savoir les canaliser, s’amuser en tenant compte de leur âge ».
Naomy Ribault : « J’ai toujours aimé m’occuper des enfants et l’aspect pécuniaire est aussi une opportunité de lier le plaisir et le travail. J’ai appris beaucoup de choses sur les lois, les contrats. On m’a donné les solutions pour négocier avec les enfants ».
Cette formation est-elle un tremplin pour poursuivre dans cette voie ?
Quentin : « Cette formation m’a ouvert les yeux. Peut-être que plus tard, je préparerai le BAFA (Brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur en accueils collectifs de mineurs, NDLR) pour travailler dans les centres de loisirs. »
Naomy : « Le baby-sitting est pour moi la priorité. Je ne me projette pas encore dans le futur. Pour l’instant, je peux l’exercer en dehors de ma scolarité, le soir ou le week-end. »
À l’automne 2021, il est prévu d’ouvrir une formation IPSEN (Infos premiers secours enfants nourrissons) qui pourrait être une nouvelle opportunité pour ces jeunes.
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