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Saint-Gervais-en-Belin. Vers des pratiques agricoles économes et solidaires... |
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La Gaec du Lunerotte a accueilli une journée de sensibilisation aux couverts végétaux organisée par le Centre d’initiative et de valorisation de l’agriculture en milieu rural de la Sarthe et l’Union des Cuma Pays de la Loire. © Le Maine Libre
Le Civam-AD 72, Centre d’initiative et de valorisation de l’agriculture en milieu rural et agriculture durable de la Sarthe, en partenariat avec l’union des Cuma Pays de la Loire, a organisé la semaine dernière une demi-journée technique sur la gestion des couverts végétaux en polyculture élevage sur le site de la Gaec du Lunerotte à Saint-Gervais-en-Belin. « Le CIVAM est une association de développement agricole qui accompagne les agriculteurs vers des pratiques plus autonomes, économes et solidaires », explique Linda Duperray, animatrice en agriculture durable, cultures et systèmes herbagés, au sein du Civam de la Sarthe. « Nous échangeons sur le système herbagé avec un volet lié aux énergies renouvelables ; une quarantaine de fermes du département sont adhérentes ».
Les bienfaits du trèfle d’Alexandrie
Les couverts végétaux, phase intermédiaire entre deux cultures, sont obligatoires. Quatre agriculteurs ont répondu à l’invitation afin de démontrer comment valoriser, après destruction mécanique, les couverts végétaux. L’un d’entre eux, une fois sa récolte de céréales terminée durant l’été, procède au pâturage dès l’automne, et utilise ces couverts comme complément fourrager. « Pour exemple, le trèfle d’Alexandrie est l’une des espèces les plus intéressantes », explique un agriculteur de la Gaec des Bergers installé à Rouez-en-Champagne. En effet, ce dernier reste très bénéfique pour le pâturage et favorise les pollinisateurs. Autant d’informations que la cinquantaine d’invités a appréciées. À Saint-Gervais-en-Belin, le Gaec du Lunerotte, qui accueillait cette demi-journée d’information, les couverts végétaux sont par exemple une réponse à la gestion des lisiers et fumiers. À l’issue des échanges, une présentation d’outils destructeurs de couverts a été présentée dans une parcelle pâturée en septembre dernier. Des machines capables d’arracher les racines des végétaux, d’aérer le sol tout en laissant une sorte de paillage en surface. « Les couverts sont une phase obligatoire alors il faut faire en sorte que ce soit bénéfique pour tout le système », précise Linda Duperray, « on en profite pour faire découvrir du matériel de destruction mécanique et son utilité à la place des produits chimiques ».