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« Relier l’âme à la nature » : ce peintre sarthois va exposer l’une de ses œuvres au pied de la Tour Eiffel... |
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Jean-Pierre Bouttier, alias Akil, et son tableau qui sera exposé au Grand Palais éphémère, à Paris. © Ouest-France
Jean-Pierre Bouttier, ou Akil de son nom d’artiste, habite à Yvré-l’Evêque (Sarthe). Le peintre expose l’une de ses toiles au Grand Palais éphémère, au pied de la Tour Eiffel , à Paris, du 12 au 15 février 2026.
Jean-Pierre Bouttier, artiste peintre d’Yvré-l’Evêque et diplômé des beaux-arts du Mans (Sarthe), expose l’une de ses toiles au Grand Palais éphémère, à Paris, du 12 au 15 février 2026.
Qu’exposez-vous et que vous apporte le fait d’être au Grand Palais ?
C’est la quatrième année que je suis coopté pour exposer et j’en suis surpris. Cette exposition, plus que la vente en elle-même, me permet d’avoir des contacts avec des galeristes et par ricochet d’exposer dans de nouveaux lieux. J’expose un tableau qui s’appelle « Wabi Sabi, d’infimes espaces ». Le Wabi Sabi est un concept japonais que l’on pourrait traduire par le fait de trouver la beauté dans l’imperfection. Je suis fortement intéressé par la culture japonaise et j’ai par ailleurs un partenariat avec un musée à Tomokia, pour la création de carrés de soie.
Pouvez-vous nous parler de votre processus de création, de vos techniques ?
Je souhaite relier l’âme à la nature et la nature à l’âme. C’est un cheminement qui m’a conduit à sillonner le monde à la découverte de paysages et de rencontres inspirantes. En général, je commence toujours la toile au sol, je tourne autour et il faut que cela avance pour que je saisisse le sens, au propre comme au figuré, et que je passe au chevalet. C’est un cheminement, je peins ce que je ressens. Je peux utiliser de la peinture acrylique, du pastel à l’huile, de l’encre de chine, du bitume… Je n’exclus rien. Mes supports peuvent être papier, toile, collages et parfois, je fabrique mes outils. Mes formats varient d’une dizaine de centimètres pour les plus petits à des 4 mètres pour les plus grands.
Où peut-on vous voir ?
Je travaille avec l’artothèque de Touraine et expose à l’Hôtel Goüin, à Tours, jusqu’au 15 février. Le public peut louer pour un temps donné un tableau. En mai, j’exposerai à l’abbaye de Soligny-la-Trappe.