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« On se croirait un 11 Novembre » : 350 personnes au Mans contre les violences faites aux femmes... |
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Sur les marches de la cité judiciaires, sont brandis les 124 panneaux en mémoire des 124 femmes tuées depuis le début de l’année. © Ouest-France
Samedi 25 novembre 2023, près de 350 personnes se sont réunies au Mans (Sarthe), à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Les manifestants se sont mobilisés à l’appel du collectif féministe unitaire.
Samedi 25 novembre 2023, plus de 350 personnes ont manifesté au Mans (Sarthe), à l’appel du collectif féministe unitaire, dans le cadre de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes. Ce collectif regroupe la FSU, Assos solidaires 72, la CNT, les collages féministes, la LDH, Nous Toutes, les Rosies sarthoises, Solidarité femmes 72.

Le cortège comprenait quasiment autant d’hommes que de femmes, et de tous âges. Ouest-France
Le cortège, parti de la place de la République, a descendu dans un calme olympien la rue Gambetta pour retrouver la cité judiciaire. Une fois devant, 124 affiches avec le prénom et la date de décès des 124 femmes tuées depuis début 2023 ont été brandies par les manifestants. La prise de parole s’est cantonnée à la lecture des prénoms des 124 victimes.
Une « litanie de noms »
Aurore, venue avec des amis, témoigne : « On se croirait à une cérémonie du 11 Novembre avec cette litanie de noms. C’est tout aussi triste ». Petit rappel au micro : « 250 viols ou tentatives de viols chaque jour en France. 850 femmes tuées depuis 2017 ».

Au pied de la cité judiciaire, chacun expose son panneau d’une des 124 victimes de 2023. Ouest-France
Amina, elle aussi avec un groupe d’amis, explique sa présence : « Comment peut-on être inactif devant un tel fléau qui, ne l’oublions pas, fait des enfants les victimes collatérales ? »
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Pour Jérémy, présent avec sa conjointe, « il est évident qu’ayant vécu très jeune parmi des femmes, je ne peux qu’être sensible à ce désastre qui touche tous les âges, toutes les classes sociales, toutes les confessions ». Le cortège a rejoint la préfecture pour coller les affiches sur les grilles.