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« Nous avions envie de faire corps avec les gens » : Terrenoire vient tisser des liens humains en Sarthe... |
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Du 30 mars au 3 avril 2026, Raphaël et Théo Herrerias, alias Terrenoire, vont à la rencontre des habitants à Sablé-sur-Sarthe, Noyen-sur-Sarthe, Spay et Allonnes (Sarthe). © Louis Canadas
À l’occasion de son concert à la salle Jean-Carmet d’Allonnes, vendredi 3 avril 2026, Terrenoire s’installe en Sarthe pour une semaine de rencontres et de transmission. Cette action de médiation culturelle est soutenue par le Conseil départemental de la Sarthe et Superforma. Rencontre avec Théo Herrerias, membre du duo stéphanois.
Comment est né le projet de médiation que vous menez avec Terrenoire en amont de vos concerts ?
Lors de notre tournée précédente, nous avons réalisé que nos journées étaient rythmées par le van, les loges et les salles. Même si nous avons apprécié l’ambiance des concerts, nous ne vivions pas la tournée comme un voyage avec ses rencontres et ses rebondissements, car nous restions dans notre bulle notre équipe. Nous avons donc repensé notre manière de tourner pour vivre une véritable aventure humaine.
Quelle est la philosophie de votre démarche ?
L’artiste n’est pas qu’une donnée industrielle, il vient aussi pour transmettre. Nous avions envie de découvrir les territoires en allant à la rencontre des habitants. Nous sommes issus des centres sociaux et MJC (Maison des jeunes et de la culture), nous sommes attachées aux valeurs de l’éducation populaire. Nous ressentions le besoin de créer du lien et de faire corps avec les gens, au-delà de la scène. Nous voulons aussi mettre en avant les personnes du monde associatif dont les actions sont fondamentales.
Dans quelles conditions avez-vous composé Protégé. e, votre deuxième opus ?
Nous avons d’abord travaillé sur le répertoire, nous avons posé nos voix sur une quinzaine de chansons. Au bout de six mois, nous avons fait appel à d’autres intervenants comme le guitariste Marc-Antoine Perrio. Il nous a apporté son expérience et son artisanat dans le travail autour des textures. Les diverses collaborations nous ont aidés à prendre du recul et à réoxygéner la matière.
Il règne un esprit hip-hop dans certains morceaux de l’album.
C’est quasi inconscient. Nous avons grandi avec cette culture, nous avons été marqués par les textes de groupes comme IAM ou La Rumeur. À la base, le rap était porteur de messages. Le hip-hop était ancré dans les MJC, les pratiques étaient liées au mouvement associatif. Nous regrettons d’ailleurs qu’il existe de moins en moins de scènes ouvertes dans notre ville de Saint-Étienne.
Mercredi 1er avril, 19 h - 21 h, lecture musicale avec Terrenoire à la médiathèque de Spay. Gratuit sur réservation au 02 43 21 88 96 ou mediatheque@ville-spay.fr/
Jeudi 2 avril, 18 h - 20 h, rencontre à la médiathèque d’Allonnes, avec la participation de Damien Deville, géographe et géo-anthropologue. Gratuit sur réservation au 02 43 80 52 07 ou mediatheque@ville-allonnes.fr/
Vendredi 3 avril, 20 h 30, concert de Terrenoire à la salle Jean-Carmet, Allonnes. Tarifs : 10 € à 15 €. Première partie : Tarroco. Infos sur le site www.superforma.