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« Mise en danger délibérée » : la CGT du Mans dépose plainte contre Stéphane Le Foll... |
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Selon la CGT des territoriaux du Mans, plusieurs employés ont été victimes de malaises liés à la canicule début juillet 2025, sans mesures de prévention adaptées de la part de la mairie ou du Centre communal d’action sociale (CCAS), malgré des alertes répétées. © Archives Ouest-France
La CGT des territoriaux du Mans a déposé plainte contre le maire de la Ville, Stéphane Le Foll, ainsi que les trois autres collectivités locales, les accusant de n’avoir pris « aucune mesure » pour protéger les agents et les élèves lors de la canicule de juillet 2025, malgré des alertes répétées.
Le syndicat CGT des territoriaux du Mans a annoncé, dans un communiqué daté du 6 août 2025, avoir porté plainte auprès du procureur de la République contre le maire du Mans, Stéphane Le Foll, ainsi que contre les trois collectivités Le Mans Ville, Métropole et Centre communal d’action sociale (CCAS) pour « mise en danger délibérée de la vie d’autrui ».
« Les bouilloires thermiques »
Selon le communiqué, « plusieurs agents ont été victimes de malaises » début juillet, lors d’une canicule où les températures ont atteint « jusqu’à 38 °C ». La CGT affirme que malgré un décret imposant des obligations de prévention, « aucune mesure de prévention adaptée n’avait été mise en œuvre », ni dans les services, ni dans les écoles, décrites par le syndicat comme des « bouilloires thermiques ».
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Le syndicat indique avoir multiplié les alertes dès le 30 juin, puis déclenché un droit d’alerte pour danger grave et imminent le 1er juillet 2025, « sans réponse » de la part de la collectivité. Une réunion extraordinaire de la Formation spécialisée en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail (F3SCT) s’est tenue le 7 juillet, mais « aucune mesure concrète » n’aurait été décidée.
Pour la CGT des Territoriaux du Mans « le lien de causalité entre l’inaction volontaire et fautive du Maire et de l’administration et le danger encouru par nos collègues est établi. »
Contactée, la collectivité indique qu’elle s’exprimera ce mercredi 27 août sur la question.