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Maine Saosnois. Projet éolien : plusieurs maires réagissent à la décision du préfet... |
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Des opposants s’étaient déjà réunis le 2 juillet 2020 à la mairiede Jauzé. © Le Maine Libre
Plusieurs élus du Maine Saosnois, opposés au projet éolien de Saint-Aignan, ont écrit au préfet de la Sarthe, pour réaffirmer leur désaccord.
Le projet éolien de Saint-Aignan a rencontré l’opposition de nombreux habitants et élus parmi lesquels les maires de Courcival (Michel Couder), Loïc Crinier (Jauzé), Jean-Luc Godimus (Peray) ; Annick Leroi (Nauvay), des membres de l’ADESAA (Association de défense de l’environnement de Saint-Aignan et ses alentours), la présidente Joëlle Boumrar, le secrétaire Pascal Girod.
Le 22 janvier 2021, ils ont adressé le courrier suivant à Patrick Dallennes, préfet de la Sarthe.
« La prolongation non justifiée de l’instruction du projet éolien des Trente-Arpents est un véritable déni de démocratie alors que deux enquêtes d’utilité publique ont donné un avis défavorable.
Ce projet éolien, au cœur du Maine-Saosnois, dans cette partie de la Sarthe qu’est le Pays du Perche sarthois, vise à installer des éoliennes de plus de 180 m de hauteur, proches de villages, de monuments, de sites classés et de zones humides protégées. Il rencontre une opposition vive de la part des habitants, des élus, et de nombreuses associations.
Le 30 décembre 2020, vous avez décidé, Monsieur le Préfet, de prolonger l’instruction du dossier, sans donner de véritable justification, sans citer l’avis défavorable de la première enquête d’utilité publique conduite par Bernard Rioual, ni citer la deuxième enquête conduite par Jean Chevalier conclue également par un avis défavorable, ni les avis défavorables des élus et des associations.
Comme tous les Français, nos populations sont fortement impactées par le Covid-19. Dans ce contexte, prolonger l’instruction du dossier des éoliennes des Trente-Arpents accroît la tension et le sentiment de révolte des citoyens contre un État qui ne semble vouloir ni les écouter ni suivre les recommandations des commissaires enquêteurs que l’État a lui-même nommés. Nous demandons que la commission des sites se réunisse dans le plus bref délai pour clore la procédure en cours comme la loi le prévoit.
Faut-il rappeler qu’il y a un an, devant des élus des territoires à Pau, Emmanuel Macron affirmait qu’on « ne peut pas imposer l’éolien d’en haut » et en février 2020, Élisabeth Borne alors ministre de la Transition Écologique et Solidaire dénonçait le développement anarchique de l’éolien et la covisibilité de projets avec des monuments historiques ?
Nous, élus des territoires du Maine-Saosnois et association ADESAA, vous demandons d’abandonner le projet d’éoliennes néfaste des Trente-Arpents.
Nous nous opposerons à tout déni de démocratie et n’hésiterons pas à répondre aux attentes des citoyens pour qu’ils puissent retrouver un climat apaisé. »
Des copies de ce courrier ont été adressées à des élus départementaux et à des associations.