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Loué-Brûlon-Noyen. Le Collectif citoyen imagine la future collecte des ordures ménagères... |
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Jean-Jacques Colin, président du Collectif citoyen LBN, plaide pour du compostage individuel. © Le Maine Libre
Alors que la communauté de communes Loué-Brûlon-Noyen a voté en mars 2021 le maintien de six déchetteries adossées à quatre plates-formes de déchets verts, le Collectif citoyen propose une nouvelle approche sur ce sujet. Objectif : « Prendre en compte les réglementations futures ».
Les documents sont nombreux : tableaux, études, propositions qui en découlent. Depuis plusieurs mois le Collectif citoyen LBN participe à la réflexion sur la collecte des ordures ménagères. Mais s’avoue surpris de la décision prise lors du conseil communautaire de mars 2021 de garder les six déchetteries – cinq déchetteries et un point d’apport volontaire – adossées à quatre futures plates-formes de déchets verts permettant de les désencombrer.
Nous étions associés aux réflexions au sein du comité de suivi, mais là ça n’a pas été le cas
proteste Jean-Jacques Colin, président du Collectif. Nous ne sommes pas décideurs, ça nous le savons bien
admet-il, mais ce choix ne va pas dans le bon sens, selon nous
. Il faut oublier les études menées en 2015 : elles ne sont plus d’actualité.
Et de prendre le problème sous un autre angle : celui des futures réglementations.
« Les déchets organiques devront être compostés »
Au 1er janvier 2024, les déchets organiques devront être triés pour être compostés
résume Jean-Jacques Colin. De fait, la loi prévoit que tous les particuliers disposent d’une solution pratique de tri à la source de leurs biodéchets avant 2025
indique le ministère de la Transition écologique sur son site. Il faut donc s’interroger sur la future collecte
poursuit l’habitant du territoire. Le cahier des charges doit tenir compte de l’avenir.
Lui, l’imagine à travers la collecte des recyclables, et on peut encore trier des choses. C’est de là qu’on peut dégager des apports financiers
. Point de collecte des ordures ménagères. Allégée des recyclables et déchets organiques, pourquoi ne pas la concevoir en apport volontaire
? Autrement dit, l’inverse du schéma de fonctionnement actuel.
« Deux ou trois déchetteries »
Et les déchetteries ? En garder deux ou trois. Les gens ne vont pas tous les jours à la déchetterie. Et les autres, les transformer en plates-formes de déchets verts.
Avec l’avantage que tout le monde
(communes membres de la commission environnement, NDLR) garde un équipement sur son territoire ».
Pas neutre alors que les tiraillements entre élus ont émaillé à ce sujet le conseil communautaire de mars 2021.
Enfin, l’aspect financier du choix fait par les élus inquiète le président du Collectif : Nous n’avons pas d’éléments chiffrés sur les déchetteries, sinon une économie sur les transports
de végétaux. Insuffisante selon lui pour assurer l’équilibre. Et il faut connaître leur fréquentation, c’est cela qui permettra de décider d’en garder deux ou trois.
« Cela va tout bousculer »
Des éléments de réflexion qu’il a tout récemment communiqués par courrier électronique aux élus communautaires. Cette loi de 2024 va tout bousculer : c’est une troisième catégorie de déchets qui arrivera, en réalité.
Dans son jardin, trônent un composteur, deux poubelles ainsi que le bac de tri de la communauté de communes. Ses déchets ménagers ? Réduits à l’essentiel.
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« Nous allons au plus vite »
De son côté, Anthony Mussard, président de la commission environnement de la communauté de communes, prend en compte ces réflexions, assure-t-il. Nous travaillons également sur les biodéchets
explique-t-il. Avec une urgence d’injonction par l’État de mise aux normes de nos déchetteries. Nous devons trouver une voie intermédiaire entre les équipements que nous avons et ce que nous devrons avoir, et rendre tout cela efficace ».
Une chose est sûre, nos sites vont devoir évoluer et s’adapter à l’avenir ».
La création de plates-formes de déchets verts est le plus urgent
. Nous allons au plus vite de ce que l’on peut faire et de ce que l’on peut financer.