|
« Les conteneurs sont pleins » : ces habitants de La Flèche signent une pétition pour une collecte d’ordures plus fréquente... |
3
Habitant du quartier de la Gaillardière à La Flèche (Sarthe), Gérard Vertu a lancé avec d’autres riverains une pétition pour obtenir un plus grand nombre de passages des éboueurs dans ce secteur de la ville. © Ouest-France
Une centaine d’habitants du quartier de la Gaillardière, au nord de La Flèche (Sarthe), ont signé une pétition à destination de la Communauté de communes du Pays fléchois (CCPF). Leur revendication ? Un plus grand nombre de passages de collectes des ordures ménagères et de tri, car les conteneurs – disent-ils – débordent régulièrement.
On espère qu’on réussira à obtenir une réunion avec les élus.
Gérard Vertu, comme une centaine d’autres habitants de la Gaillardière, quartier du nord de La Flèche (Sarthe), mais au sud de Saint-Germain, est un peu désabusé. Depuis deux ans et demi, nous avons des conteneurs semi-enterrés, rue Kassya, pour recueillir les ordures ménagères, mais aussi le verre, le carton, le papier… Et c’est très bien,
commence-t-il. Seulement, nous dressons très souvent le constat qu’ils sont rapidement pleins. Ils débordent, ce qui n’empêche pas certains habitants de continuer à déposer leurs sacs-poubelle.

Rue Kassya à La Flèche (Sarthe), des riverains déplorent que les conteneurs à ordures ne soient pas plus régulièrement vidés. Gérard Vertu
Une situation qui n’est pas sans générer quelques nuisances : Les gens qui habitent à proximité immédiate des conteneurs se plaignent de mauvaises odeurs, sans parler du côté esthétique.
Cette riveraine dit même sortir régulièrement son balai pour nettoyer des débris de verre qui pourraient blesser de jeunes enfants ou des animaux
.
Une pétition d’une centaine de signatures

Les conteneurs à poubelles du quartier de la Gaillardière à La Flèche (Sarthe) débordent régulièrement au dire des riverains. Gérard Vertu
Les habitants – qui ont lancé une pétition ayant recueilli une centaine de signatures – souhaiteraient que les camions de collecte
passent plus souvent
», mais pas seulement. Ce que nous déplorons, ce sont aussi les incivilités de personnes qui bénéficient d’une collecte à domicile, mais viennent quand même déposer leurs ordures dans ces conteneurs.
Le problème, c’est qu’il y a encore des logements en construction,
confie un habitant qui préfère préserver son anonymat.Et qui dit plus de monde, dit plus de déchets.
Aujourd’hui, on ne souhaite pas polémiquer, mais seulement être entendus,
conclut Gérard Vertu. Nous payons une taxe de collecte particulièrement élevée, et on aimerait bien avoir la prestation qui va avec.
»
Contactée, la collectivité indique avoir bien connaissance des difficultés rencontrées récemment par les riverains du lotissement
et fait savoir que des dysfonctionnements ponctuels sont effectivement survenus entre les fêtes de fin d’année 2025 et la mi-janvier 2026. Ils sont principalement liés à des défaillances du prestataire en charge de la collecte, dans un contexte marqué à la fois par une hausse saisonnière des volumes de déchets et par des conditions météorologiques défavorables (neige et verglas), ayant perturbé les tournées
.
« Une vigilance particulière maintenue »
Elle ajoute : Dès que la situation a été identifiée, les services de la collectivité se sont mobilisés afin d’exiger du prestataire la mise en œuvre de moyens renforcés pour résorber les retards et rétablir un fonctionnement normal. À ce jour, la collecte est de nouveau assurée dans des conditions satisfaisantes. Concernant les conteneurs enterrés, un diagnostic technique a par ailleurs été réalisé. Les dysfonctionnements constatés sur l’une des bornes ont été réparés et l’équipement est désormais pleinement opérationnel. L’entretien et le nettoyage des points d’apport volontaire font l’objet d’un suivi régulier, qui restera renforcé.
Enfin, concernant l’utilisation des conteneurs, la collectivité rappelle que ces équipements sont réservés aux habitants du lotissement. Une vigilance particulière sera toutefois maintenue afin d’adapter au mieux les fréquences de collecte en fonction des usages réellement constatés.