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« Le thème déclenche l’idée de l’histoire » : les lauréats du concours de Nouvelles ont reçu leurs prix à La Flèche... |
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Ce samedi 14 février 2026, l’association Le Loir Littéraire a remis les prix de son concours annuel à La Flèche (Sarthe). © Ouest France
Samedi 14 février 2026, à La Flèche (Sarthe), l’association Le Loir Littéraire a remis les prix de son concours annuel. Organisé pour encourager la création, l’événement a réuni 150 textes venus de toute la France et parfois même de l’étranger.
Qui a dit que l’écriture n’était plus à la mode ? Sûrement pas Jean-Claude Haiyez, président de l’association et ancien professeur au Lycée Notre-Dame à La Flèche. Pour l’édition 2025, dont les prix ont été remis samedi 14 février, le jury a reçu pas moins de cent cinquante nouvelles, dont six venues de l’étranger. Notre but a toujours été de faire lire et écrire, indique le président. Nous voulons donner envie aux gens de s’exprimer et de créer.
Le palmarès illustre cette diversité : La Bulle, de Sylvie Moisant, décroche la première place, suivie de Le Sonotone, de Jean-Paul Deschaseaux, et La Permission, de Jacqueline Bernard. Chez les jeunes, Léonie Martin, originaire de Brest, est récompensée pour En Toile de fond, salué comme un petit bijou, à lire et à goûter
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Des inspirations très différentes
Les lauréats partagent pourtant un point commun : les thèmes imposés sont souvent le déclencheur. Quand il y a un thème, ça simule l’imagination, ça la canalise
, confie Sylvie Moisant, qui a remporté le premier prix du concours. Même approche pour Jean-Paul Deschaseaux, originaire d’Alsace et arrivait second : C’est le thème qui déclenche le texte, l’idée de l’histoire.

Cette année, le thème du concours était : La Parenthèse. Ouest France
Chez Léonie Martin aussi, le cadre joue un rôle essentiel : Ça donne une possibilité et savoir que le texte va être lu, ça motive aussi.
Le thème 2025, La Parenthèse, lui a immédiatement parlé : je crois que j’ai flashé dessus parce que j’avais envie de parler d’art.
Mais les méthodes divergent. Je n’ai même pas du tout l’idée de la fin
, explique Sylvie Moisant. À l’inverse, son dauphin affirme : Moi, il faut que je sache la fin avant de commencer à écrire.
Choisis démocratiquement, à mains levées
par les jurés, le prochain thème est déjà connu : L’intrus. De quoi inspirer de nouvelles plumes et confirmer que, loin d’être passée de mode, l’écriture continue de séduire.