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Le Mans. Soldes : les joggings et les pulls en nouvelles stars, les tenues de soirée au placard... |
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Débutés le 20 janvier dernier, les soldes d’hiver prennent fin ce mardi 2 mars 2021. © Photo Le Maine Libre – Yvon LOUÉ
Prolongés de deux semaines, les soldes d’hiver se clôturent officiellement ce mardi 2 mars 2021. Et si le bilan varie d’une boutique à l’autre, la plupart des commerçants du Mans se rejoignent sur un point : l’évolution des tendances vestimentaires en ces temps de crise sanitaire liée à la pandémie de covid-19.
Un chocolat bien chaud dans la main, au pied de la cheminée, avec une petite laine sur le dos. L’image est connue de tous : elle colle parfaitement avec l’hiver, au point d’en être l’un de ses plus fameux clichés. Et cette année, elle tend même à gagner en cohérence et crédibilité, puisqu’aux températures au mieux frisquettes se sont ajoutés le développement du télétravail et la réduction considérable de soirées, cérémonies et mariages. Des conséquences directes de la crise sanitaire, dont l’impact se mesure dans les choix vestimentaires.
Les gens se mettent en mode cool, décontracté
, remarque Philippe Garreau. Alors que la période des soldes d’hiver s’achève ce mardi 2 mars, après six semaines de promotions plus ou moins importantes, le gérant de la boutique de prêt-à -porter et accessoires pour hommes Repères relève de bonnes ventes sur tout ce qui est pulls, polos à manches longues ou joggings. Et a contrario, beaucoup moins concernant les costumes et les vestes, quand l’année dernière, on cartonnait sur les vêtements de cérémonie.

Chez Repères, le gérant a noté de bonnes ventes sur les pulls et polos à manches longues. Photo Le Maine Libre – Yvon LOUÉ
« Les robes n’ont pas du tout marché »
Et cette tendance, observée chez les hommes, se manifeste aussi chez les femmes. J’en suis à ma troisième paire de chaussons achetée en un an puisque j’ai troué les deux premières
, nous glisse une abonnée au travail à la maison, installée dans le secteur Bollée.
Conseillère de ventes au Comptoir des cotonniers, rue Marchande, Anna Drouaud note quant à elle une chute des ventes de costumes, vestes ou autres pantalons à pinces. La raison ? Le télétravail et le fait qu’il y ait moins d’événements
, estime-t-elle. Et d’assurer que ce sont les produits plus confortables, comme les pulls, les cachemires, les lainages et les pantalons plus souples, qui sont bien partis.

Anna Drouaud, conseillère de ventes au Comptoir des cotonniers, rue Marchande. Le Maine Libre
Les robes n’ont pas du tout marché
, assure de son côté Mélanie Camus, première vendeuse chez IKKS Women, également rue Marchande. Avec le couvre-feu et le télétravail, les dames ne sortent plus, tout simplement.
Un bilan en demi-teinte
Mais si les robes ne se sont pas vraiment écoulées comme des petits pains, le bilan reste malgré tout positif. Les manteaux ont eu leur petit succès, les pantalons ont séduit, et globalement, les mois de janvier et février ont été synonymes de succès. Ça a été top
, se réjouit Mélanie Camus. On a bien profité de la prolongation des soldes qui nous a offert un vrai plus sur nos ventes.

Amandine et Charlène, vendeuses au sein de la boutique Jules, au centre commercial des Jacobins. Le Maine Libre
Un rallongement de la période de promotions qui ne fait pourtant pas l’unanimité. Qualifié d’inutile
par Anna Drouaud, du Comptoir des cotonniers, il n’a pas plus profité au magasin Jules, au centre commercial des Jacobins. C’était un peu long
, souffle Amandine, vendeuse au sein de la boutique. D’autant que chez nous, les clients sont moins attirés par les produits soldés et sont plus portés sur les nouveautés.
Avec une part belle donnée, cette fois, aux chemises, pantalons et aux autres indémodables pulls.
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