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« Le Guépard » ressort ses griffes, dans une série Netflix disponible ce mercredi... |
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« Le Guépard », version 2025. © Netflix
Exit Burt Lancaster, Alain Delon et Claudia Cardinale. Netflix propose une nouvelle version sous forme de série du « Guépard », belle et stylisée, à voir dès ce mercredi 5 mars sur la plateforme de streaming.
Au XIXe, face à la démocratisation de l’Italie et au monde moderne qui submerge tout, un noble tente de sauver ses droits, son honneur et sa famille. Comment faire oublier un chef-d’œuvre ? Au-delà du message (la fin du monde ancien et la naissance de la politique moderne ; la fascination pour la beauté et l’appel de la mort…), au début des années 60, Luchino Visconti adaptait la fresque de Lampedusa et signait un des plus grands films de l’histoire du cinéma. La nouvelle version du Guépard imaginée par Netflix a choisi de s’affranchir de cet encombrant classique pour revenir aux sources du roman. Cette production italo-britannique explore donc les interstices du livre original, actualisant son message sur le changement des époques tout en préservant sa portée universelle.
La Sicile, personnage à part entière du « Guépard »
Des personnages qui n’étaient chez Visconti que des silhouettes prennent vie. C’est le cas de Concetta (Benedetta Porcaroli), l’une des quatre filles du prince, transformée ici en figure de résistance féminine dans un monde dévoré par le patriarcat. Mais cette valse des sentiments reste menée par un trio impérial. Kim Rossi Stuart remplace Burt Lancaster et incarne un Don Fabrizio plus intériorisé, creusant les failles derrière la puissance apparente du prince.
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Deva Cassel et Saul Nanni (respectivement Angelica et Tancredi) plus tragiques, éblouissants de fraîcheur, réussissent quant à eux à faire oublier les fantômes de Claudia Cardinale et Alain Delon. Pourtant, le cœur de cette nouvelle version, c’est la Sicile. Le réalisateur Tom Shankland filme les paysages dans un Technicolor éblouissant, faisant de l’île un personnage à part entière. À l’écran, c’est une explosion de couleurs, de chatoiement et de vues splendides qui transforment cette confrontation des modernes et des anciens en un drame stylisé. S’il ne parvient pas à faire oublier le classique de 1963, il trouve sa propre voie grâce au format série, en six épisodes.