Accueil Info Info en continu La Flèche. Des champs de blé à la place du Prytanée national militaire

La Flèche. Des champs de blé à la place du Prytanée national militaire

...
photo  jean-claude ménard, historien local, avec une copie d’un extrait du décret signé par napoléon 1er.  ©  le maine libre 2

Jean-Claude Ménard, historien local, avec une copie d’un extrait du décret signé par Napoléon 1er. © Le Maine Libre

L’installation du Prytanée à La Flèche remonte à un peu plus de deux siècles, en 1808. Mais l’ancien collège des Jésuites fondé en 1604 aurait tout aussi bien pu être rasé durant la période révolutionnaire. Sous la Terreur, le maire de l’époque voulait en effet raser les bâtiments et « faire croître le blé sur les vestiges de cet ancien collège de la monarchie »…

Le 24 mars est une date importante dans l’histoire du Prytanée. C’est en effet ce jour-là, en 1808, que Napoléon 1ersigna le décret stipulant son transfert de Fontainebleau à La Flèche. Il y a un peu plus de deux siècles, l’ancien collège des Jésuites fondé en 1604 par Henri IV retrouvait ainsi une dimension nationale. Mais l’histoire n’était pas écrite à l’avance. L’empereur aurait pu choisir une autre ville. Et le quartier Henri-IV a bien failli être rasé sous la Révolution française pendant la Terreur.

« Il s’en est fallu de peu »

Le Prytanée national militaire, lycée de la Défense qui prépare aujourd’hui les élèves aux concours d’entrée aux écoles d’officiers, ce sont quatre siècles d’histoire. Mais celle-ci aurait pu prendre fin durant les heures sombres de la Révolution française.

Depuis le début de la Révolution, le collège est fermé, explique Jean-Claude Ménard, historien local et « ancien » de la maison, lui qui y a occupé pendant 28 ans le poste de chargé des relations publiques et de la communication. Une partie des bâtiments est alors occupée par le district. Un atelier de salpêtre est installé dans l’ancienne buanderie. Il y a même eu un hôpital militaire.

La totalité des bâtiments étant occupée au titre de la guerre, le quartier échappe à la vente comme bien national. Et c’est important, souligne Jean-Claude Ménard. Sinon, le maire fléchois durant la période de la Terreur s’était juré de faire démolir les bâtiments, et de faire passer la charrue afin de pouvoir faire croître le blé sur les vestiges de cet ancien collège de la monarchie. Il s’en est fallu de peu.

De Fontainebleau à La Flèche

À la sortie de la Révolution, les élus locaux dont le maire de l’époque, Charles-Auguste de Ravenel, vont tout mettre en œuvre pour faire revivre les lieux. Ils l’ont joué fine, comme on dirait aujourd’hui. Ils ont bien préparé le terrain, en évoquant l’histoire prestigieuse du lieu, en décrivant les bâtiments. Ce qui a peut-être hâté la décision qui se dessinait dans l’entourage de Napoléon 1er.

photo une copie de l’extrait du décret signé par l’empereur napoléon.  ©  jean-claude ménard

Une copie de l’extrait du décret signé par l’empereur Napoléon. Jean-Claude Ménard

À son retour des campagnes de Pologne, l’empereur a décidé d’installer une partie de sa cour au palais de Fontainebleau. S’y trouvaient alors l’école spéciale militaire et le Prytanée. En clair, il fallait faire place nette. La première fut transférée à Saint-Cyr. Tandis que le second était envoyé à La Flèche par un décret signé le 24 mars 1808 à Saint-Cloud.

Téléchargez la nouvelle appli des médias du groupe Sipa Ouest-France

Inauguration le 20 juin 1808

Si l’empereur décide alors de ce transfert, ce n’est pas uniquement en raison du glorieux passé historique du quartier Henri-IV. Le ministre de la Guerre, le ministre des Relations extérieures et le Grand maréchal du Palais avaient tous les trois étudié à La Flèche sous les Doctrinaires, avant la Révolution. Les élus fléchois ont été très malins. Ils avaient bien préparé le terrain.

Le personnel et les élèves qui devaient se rendre en Sarthe firent mouvement entre le 26 mai et le 3 juin 1808. Il y eut neuf convois . La cérémonie d’inauguration et d’installation de ce qui s’appelait alors Prytanée militaire français se déroula quelques jours plus tard, le 20 juin.

 
Jean-Christophe COUDERC    Maine Libre  

Retrouvez d'autres actus sur la commune de :

  • merci d'indiquer un nom de film
    merci d'indiquer un titre'
    • Choisir un resto :
    merci d'indiquer un nom de restaurant

    merci de saisir l'adresse du restaurant
    merci de saisir la ville du restaurant

    • Choisir un bar :
    merci d'indiquer un nom de bar

    merci de saisir l'adresse du bar
    merci de saisir la ville du bar

    merci d'indiquer un titre à votre avis
  •  
  • merci d'indiquer un contenu à votre avis
    merci de saisir une note
    L'accueil / la qualité du service
    merci d'indiquer une note pour l'accueil

    L'ambiance / le décor

    merci d'indiquer une note pour l'ambiance

    Le rapport qualité / prix

    merci d'indiquer une note pour le prix
  • Vos données personnelles font l’objet d’un traitement informatique par la société Additi Multimedia, sur le fondement de l'exécution d'un contrat et sont utilisées notamment pour prendre en compte, modérer et répondre à vos commentaires sur les contenus mis en ligne sur le site. Elles seront conservées conformément à notre politique de données personnelles, sauf dispositions légales particulières. Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’opposition, de limitation et de portabilité, en vous adressant directement à pdp@sipa.ouest-france.fr ou par courrier à "Délégué à la Protection des Données Personnelles SIPA Additi Multimedia - ZI Rennes Sud-Est,– 10 rue du Breil – 35051 Rennes cedex 9". Vous avez également le droit d’introduire une réclamation auprès de la CNIL. En savoir plus
Newsletter maville

Abonnez-vous à la newsletter - Le Mans

Votre e-mail, avec votre consentement, est utilisé par la société Additi Com pour recevoir les newsletters sélectionnées. En savoir plus

Exprimez-vous !

Débat. Les réseaux sociaux aggravent-ils l'anxiété des jeunes ? 5
Réagir

L'info en continu

Quiz et jeux

Retour en haut