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La Ferté-Bernard. Foyer du Lac : la colère monte... |
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Personnels et familles de résidents mobilisés. © Le Maine Libre
Les personnels en grève de la Maison du Lac et l’Esat (Établissement et service d’aide par le travail) à La Ferté-Bernard n’acceptent pas les nouvelles mesures prises à leur encontre.
C’était jour de grève à La Ferté-Bernard ce 21 janvier. Entre le Ségur de la Santé et l’Adapei. Ilsétaient une bonne vingtaine réunie devant la Maison du Lac, jeudi après-midi. Des salariés rassemblés sur un des sites en Sarthe de l’Association 72 des parents et des amis des personnes handicapées mentales, et des familles de résidents venus les soutenir, dont un parent administrateur, au nom des droits et de l’accompagnement au quotidien de leurs proches.
Suppressions de congés
Un mouvement intersyndical qui fait suite aux annonces du 18 décembre dernier, « dénonçant la convention collective avec des suppressions de congés dits compensatoires », indique le délégué syndical Force Ouvrière, Michel Chevry et Alain Billeau, représentant FO également, présents pour soutenir leurs collègues du Nord-Sarthe. « La mobilisation démarrée au début du mois de janvier se poursuit donc sur l’ensemble du territoire », préviennent les grévistes. « Deux fois par semaine un certain nombre de salariés se mettent en effet en grève sur tout le département après la remise en cause de nombreux acquis sociaux ». Entre actions et regroupements ponctuels sur les différents sites de l’Adapei, comme cette semaine à La Ferté-Bernard, plus précisément à l’Espace du Lac, où des slogans ont vu le jour à l’entrée de l’établissement.
68 résidents par structure
Ici, la Maison du Lac regroupe un foyer d’hébergement, un foyer d’hébergement semi-autonome, un foyer de personnes handicapées vieillissantes, et le SAVS (Service d’accompagnement à la vie sociale). Ce qui représente 68 résidents. C’est le même nombre pour l’Esat (Établissement et service d’aide par le travail), des résidents de la Maison du Lac y travaillent, mais d’autres vivent en famille, en autonomie chez eux. Et certains travaillent à l’Esat même (blanchisserie par exemple), tandis que d’autres au sein d’entreprises du bassin d’emploi.
« En rupture »
Côté accompagnateurs, salariés même, ils sont une quarantaine. « Lesquels font déjà des efforts pour s’autoremplacer à 60 % pendant les congés tout au long de l’année ». Et les syndicats de prévenir : « Nous voyons trop de salariés en rupture, cette dernière décision est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, on a l’impression d’être noyé sous des chiffres, on nous dit ceci d’un côté et cela de l’autre, nous allons déclencher un droit d’alerte pour une expertise comptable, cela va coûter cher, mais nous n’avons plus d’autres solutions que d’essayer d’y voir plus clair ».
Nous reviendrons dans une prochaine édition sur des témoignages de familles tutrices et de salariés qui souhaitent témoigner de leur ras-le-bol, au nom du bien-être des résidents.