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« Je voulais faire une école de la TSF », à Allonnes, un collectionneur possède un musée vivant... |
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Guy Louis, et sa femme Pierrette dans leur musée personnel. © Ouest-France
Guy Louis, est un amateur de postes de radio TSF. Depuis sa tendre enfance, l’Allonnais (Sarthe) s’est constitué une belle collection, et les entrepose dans son musée personnel.
À l’heure des smartphones et du streaming, tout le monde ne se souvient pas des postes TSF (pour Télégraphie Sans Fil). Ce sont les anciens postes de réception de radio, qui ont permis un accès plus facile à l’information et au divertissement. Guy Louis, un électricien aujourd’hui à la retraite, s’y est intéressé dès son plus jeune âge et petit à petit s’est constitué une belle collection qu’il entrepose dans son musée personnel à Allonnes (Sarthe).
Plus jeune, je voulais faire une école de la TSF, mais les parents n’en avaient pas les moyens. Alors je démontais et réparais ceux qui passaient entre mes mains. J’ai commencé à faire les bourses de collectionneurs, comme celle de Bonneval. Aujourd’hui, j’ai une centaine de postes TSF, le plus ancien, date de 1925, et une dizaine de vieux phonographes. Ils sont tous en état de marche, et pour les plus anciens qui fonctionnaient sur batteries introuvables, j’ai bricolé des transformateurs. Je les fais fonctionner régulièrement pour ma femme, moi et des amis, raconte le passionné.
Par contre, plus aucune radio n’émet en ondes courtes.
Mais j’ai un mini-émetteur sur lequel j’envoie des enregistrements anciens, que je peux capter ensuite sur mes postes
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Une passion partagée
Ambiance garantie avec le son particulier de ces anciennes radios. Tout est installé sur étagère, dans son musée privé et une étiquette sous les appareils permet d’y trouver la marque et l’année de fabrication. Mais impossible de l’ouvrir au public, car il faudrait respecter des normes de sécurité trop coûteuses. Par contre, il a fait de nombreuses expositions pour montrer ces étranges postes, aux plus anciens, et aux plus jeunes, qui les découvrent avec étonnement.
Aujourd’hui, son musée est bien rempli, et non extensible. Alors, lui et sa femme Pierrette qui partage sa passion, continuent d’aller sur les bourses d’échange, pour acheter des pièces de rechange, ou éventuellement tomber sur une perle rare.
Un vrai musée vivant, par un vrai passionné.