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« Je suis un boucher à l’ancienne » : il a repris une charcuterie... |
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De gauche à droite : Serge Éon, ses employés Romain et Jérôme. © Le Maine Libre
Serge Éon, 48 ans, a repris la charcuterie Ribot de Parigné-l’Évêque en octobre 2024. Avec ses deux employés, il prend ses marques et fourmille d’idées pour continuer de satisfaire la clientèle.
Depuis 33 ans, Serge Éon baigne dans le milieu de la boucherie. « J’ai commencé ma formation à 15 ans. J’ai travaillé 17 ans à mon compte, à La Chartre-sur-le-Loir. Je suis un boucher à l’ancienne. Les choses traditionnelles m’animent.
 » Après être redevenu salarié quelque temps, il entend parler de l’opportunité de reprendre la boutique de Parigné-l’Évêque. « C’est un concept qui m’a tout de suite plu
 », explique-t-il.
Aucun regret. « Nous sommes très satisfaits du démarrage de l’activité et de l’accueil très chaleureux que nous réservent les clients.
 » D’abord, la nouvelle boutique a attiré les curieux. Désormais, ce sont déjà beaucoup d’habitués.
La qualité avant tout
 Nous valorisons les circuits courts et la qualité de nos produits. J’achète des animaux vivants auprès d’agriculteurs de la région, notamment vers La Chartre où j’ai mes habitudes.
 » Ils sont ensuite dirigés vers l’abattoir de Vendôme (Loir-et-Cher) et reviennent ici, découpés en « quatre quartiers. Nous faisons tout le reste 100 % maison
 ». Les rillettes, la galantine, les boudins et de nombreux plats cuisinés sont exposés en vitrines. Ce jour, des bruschettas sortent des fourneaux.
+ 15 ans après, cette commune retrouve une boucherie-charcuterie
L’équipe devrait s’agrandir courant 2025
Serge Éon est soutenu par Jérôme, le chef charcutier traiteur et Romain, cuisinier de formation. Ils travaillaient déjà ici auparavant. « On a des nouvelles idées, on en discute ensemble. C’est ce qui me plaît énormément
 », explique le patron. En cours d’année, l’équipe devrait s’agrandir notamment pour venir prêter main-forte à la vente.
Mais, ce ne sera pas la seule nouveauté : « Un projet d’agrandissement est en cours d’étude. Cela permettrait de proposer du linéaire de vitrine supplémentaire et de faire une décoration qui me ressemble. On aimerait diversifier les propositions, développer plusieurs produits de fabrication à base de Jasnières par exemple et également mettre en vente un peu plus de fromage
 ».