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« Fracture inacceptable entre les citoyens » : les ZFE, zones à faibles émissions, sont menacées... |
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La circulation dans certaines agglomérations est concernée par les ZFE. © Archives Le Maine Libre - Hervé PETITBON
Des députés et sénateurs ont trouvé un accord pour la suppression très controversée des zones à faibles émissions (ZFE) intégrée dans un projet de loi de simplification. Cette validation qui doit encore être confirmée par les deux chambres, réjouit l’association « 40 millions d’automobilistes » et inquiète les associations de surveillance de la qualité de l’air.
L’association « 40 millions d’automobilistes » a accueilli  avec une immense satisfactionÂ
l’issue de la Commission mixte paritaire (CMP) sur le projet de loi de simplification de la vie économique. Sénateurs et députés ont en effet validé ce mardi 20 janvier 2026 l’amendement de suppression des zones à faibles émissions (ZFE) contenu dans le texte de loi.  Les parlementaires ont entendu la voix de la raison et celle de millions de Français pour qui la voiture reste un outil de liberté et de travail indispensable
 », se félicite l’association. Depuis leur mise en place, les ZFE ont été dénoncées par l’association comme  une mesure de ségrégation sociale et territorialeÂ
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Prévues par une loi de 2019, les zones à faibles émissions visent à limiter la circulation des véhicules les plus polluants dans les villes. Elles provoquent depuis une levée de boucliers de la part des associations de défense des automobilistes.
Dix millions d’automobilistes concernés
 En interdisant l’accès des centres-villes aux véhicules les plus anciens - souvent détenus par les ménages les plus modestes ou les habitants des zones périurbaines et rurales - ces dispositifs créaient une fracture inacceptable entre les citoyensÂ
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L’association rappelle qu’en l’état actuel de la loi,  plus de 10 millions d’automobilistes - en premier lieu les plus modestes - risquent d’être exclus des grandes métropoles dans les années à venirÂ
et que  les solutions alternatives (transports en commun, aides au remplacement) restent largement insuffisantes ou inaccessibles pour une grande partie des FrançaisÂ
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L’inquiétude des associations
Le texte de compromis adopté mardi par les élus parlementaires membres de la CMP sera présenté et soumis au vote de l’Assemblée nationale le 27 janvier et au Sénat le 29. Atmo France, qui fédère les associations de surveillance de la qualité de l’air, a dit son inquiétudeÂ
après l’accord députés-sénateurs.
 Nous restons mobilisés pour que cette suppression soit définitivement gravée dans le marbre législatif le plus rapidement possible. La lutte contre la pollution de l’air doit passer par l’innovation et l’incitation, jamais par la punition et l’interdictionÂ
, indique, de son côté, Pierre Chasseray, délégué général de l’association « 40 millions d’automobilistes ».