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« Effet néfaste sur l’égalité des chances » : ces parents restent mobilisés pour sauver une classe... |
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Un rassemblement a été organisé à la sortie de l’école. © Le Maine Libre
Le village de Fatines (Sarthe) s’inquiète de l’avenir d’une classe, qui doit être supprimée en septembre 2025. D’autres actions sont prévues d’ici à la fin de l’année scolaire.
RécréActions, association de parents d’élèves et les parents référents de l’école André-Grassin de Fatines ont organisé un rassemblement devant l’école, vendredi 4 avril 2025, afin de manifester leurs inquiétudes face à l’annonce d’une suppression de classe pour septembre 2025.
 Les chiffres ont évolué depuis les premières estimations de novembre 2024. De nouvelles familles arrivent et des dérogations ont été acceptées. L’écart entre les prévisions et la situation actuelle ne serait que de deux enfants en moins. Actuellement, l’école accueille 125 élèves. Si une classe était supprimée, il faudrait des classes à double voire triple niveaux et des effectifs plus importants par classe, au-delà des moyennes dans le département. Les effectifs attendus peuvent encore évoluer d’ici la rentrée »,
explique Samuel Gevraise, président de RécréActions.
 Cette fermeture est d’autant plus incompréhensible qu’il n’y a plus de seuils d’ouverture et de fermeture. Sont pris en compte, à présent, des indices de position sociale, ce qui n’est pas forcément plus pertinentÂ
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+ Carte scolaire : moins de fermetures de classes que prévu en Sarthe
 La fermeture d’une classe à Fatines aurait un effet néfaste sur l’égalité des chances en milieu rural. Depuis notre intégration à Le Mans Métropole il y a deux ans, l’équipe enseignante a renforcé l’accès à l’offre culturelle pour les élèves. Grâce au réseau Setram, des sorties régulières et des projets éducatifs ont été mis en place : accès à la médiathèque de Champagné, visites à l’Arche de la Nature, cinéma dédié aux scolaires, découvertes des musées du Mans…Â
Des sorties pédagogiques plus difficiles à organiser
Il continue :  Avec des classes à plusieurs niveaux, c’est plus difficile d’avoir des sorties adaptées à tous les élèves. Plus les effectifs sont importants, plus c’est difficile aussi de sortir avec des grands groupes. Il faut prévoir davantage d’accompagnateurs… Ça nuit aux enfants et c’est plus compliqué pour l’organisation »,
ajoutait Nicolas Augereau, le maire. D’autres actions sont envisagées d’ici les décisions de l’inspection académique, en juin 2025.