|
Covid-19. Vaccination : au Mans, certains infirmiers n’ont pas été payés depuis janvier... |
1
Certains infirmiers assurent des vacations depuis janvier sans avoir touché la moindre compensation. © archives Le Maine Libre – Yvon Loué
Pour faire face à la vaccination de masse contre le Covid-19, des infirmiers et des infirmières à la retraite ont repris du service. Problème, depuis janvier, ils n’ont touché aucune rémunération.
Depuis janvier, Marie (prénom d’emprunt), infirmière à la retraite, a renfilé la blouse pour participer à la vaccination de masse contre le Covid-19.
Une vacation par jour 5 jours sur 7
Cinq jours sur sept, jusqu’au 5 mai 2021, avec ses collègues, elle assurait une vacation du matin ou de l’après-midi dans un centre de vaccination manceau. Elle vaccinait au centre Jean-Moulin, au Mans, jusqu’à la fermeture de ce centre le 5 mai dernier.
Pour le moment, Marie n’a pas touché un centime. Je ne suis pas la seule, tous les infirmiers à la retraite et les jeunes qui ne sont pas libéraux, sont dans la même situation que moi. Je ne sais pas combien exactement mais sur les sites de Courboulay et de Jean-Moulin, cela doit représenter peut-être une cinquantaine de personnes.
+ Le Mans. Vaccination : un dispositif pour accompagner les plus précaires
« Nous sommes baladés »
Marie reste perplexe. Pourquoi certains sont payés et pas d’autres. Nous avons tout fait dans les règles, remplis les dossiers, mais nous sommes baladés entre l’ARS (agence régionale de la santé) et le CPAM. À chaque fois, il manque un papier, une pièce…
Jusqu’au 1er avril, c’est l’ARS qui aurait dû payer ces vacations, la CPAM prenant la suite.
Téléchargez la nouvelle appli des médias du groupe Sipa Ouest-France
« Du retard avec le confinement »
Joint par téléphone, l’ARS assure que le sujet est identifié et que le problème est en cours de résolution. Même son de cloche du côté de la CPAM, nous avons pris du retard avec le confinement mais cela va rentrer également dans l’ordre,
confirme Sylvain Trottier, le responsable communication de la CPAM Sarthe.
Ils nous disent ça depuis plus de dix jours, et on ne voit toujours rien arrivé
prévient Marie, remontée.