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Coulongé. Le café épicerie de la mairie sauve un peu les meubles... |
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Un décret du dimanche 17 janvier a mis à mal les petits commerces dans tout le secteur avec un couvre-feu à 18 heures. © Le Maine Libre
Aurélie et Michel, gérants de l’unique commerce à Coulongé, tirent en quelque sorte la langue. De confinement en confinement plus un couvre-feu à 18 heures c’est pour eux désespérant. Pour preuve une affichette sur la vitrine du café qui en dit long.
« Quand les cafés auront fermé, il restera les Starbucks. Quand tous les restaurants auront mis la clé sous la porte, il restera les Mac Do. Quand tous les épiciers du coin auront descendu leurs volets, il restera les Carrefours. Quand toutes les petites boutiques de mode auront posé une affiche A vendre sur leurs devantures, il restera Zalando ». Si le commerce tient encore le coup c’est grâce à l’épicerie, la presse et le pain, « ce qui nous sauve », souligne Michel. Côté café plus âme qui vive après le couvre-feu de 18 heures. « Nous sommes les perdants de cette crise sanitaire surtout au cœur d’un petit village. Même si je propose cafés et bières à l’extérieur, ce n’est pas le top, nous avons perdu notre grande salle qui accueillait des concerts et des repas », conclut Michel.