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« C’est magnifique » : quand une autrice de théâtre vient voir jouer sa pièce par une troupe amateure, près de Cholet... |
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La troupe des Baladins macairois avec, au centre, l’autrice Sandrine Campese et le metteur en scène Alex Chouteau, qui entourent Condé, le personnage central de la pièce “Le dîner de Condé”. © Ouest-France
À Sèvremoine (Maine-et-Loire), les Baladins macairois ont lancé, samedi 24 janvier 2026, leur série de onze représentations de la comédie “Le dîner de Condé”. Une première qui a vu une spectatrice particulière, Sandrine Campese. Rencontre.
Ce samedi 24 janvier 2026, à l’espace Boris-Vian de Saint-Macaire-en-Mauges, à Sèvremoine (Maine-et-Loire), c’est la première du spectacle “Le dîner de Condé”, pièce proposée cette saison par la troupe amateure des Baladins macairois.
Une spectatrice particulière est toutefois dans la salle : Sandrine Campese, qui a écrit cette histoire publiée en 2024. J’aime transmettre un morceau d’Histoire, c’est une comédie sur un sujet dramatique »,
explique-t-elle. La passionnée d’orthographe est aussi autrice d’ouvrages sur l’Histoire et la langue française.
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« Ils ont su capter l’esprit du texte »
Je suis venu faire connaissance de la troupe,
précise-t-elle. J’aime bien savoir pourquoi ma pièce est choisie et voir ce qu’une troupe fait de mon texte. Je ne vois jamais la même chose.
Elle se dit ravie de son déplacement depuis Paris, et ne tarit pas d’éloges.
Aujourd’hui, c’est magnifique : décors, costumes, perruques ! Ils sont très pros et très investis ; ils ont su capter l’esprit du texte. De plus, ils ont su créer un fil rouge pour donner de l’ampleur à un rôle secondaire,
salue Sandrine Campese. Évidemment, en tant qu’autrice et actrice, je me permets de donner quelques conseils, notamment sur la temporalité vis-à-vis des réactions du public, pour que les références, les répliques tombent encore mieux.
Le metteur en scène Alex Chouteau est aux anges devant ses compliments, et justifie l’engagement des Baladins : Nous avons eu la volonté de faire un vrai tableau d’époque. Le théâtre rural propose plutôt du théâtre de boulevard ; ce n’est pas habituel de faire une pièce historique, mais toutes les commissions ont joué le jeu. Même le bar est décoré version taverne d’époque pour plonger le public dans l’ambiance du XVIIe siècle !
Un énorme travail, qui affiche complet
Ils sont 40 bénévoles à mettre leurs compétences dans tous les domaines : décors, accessoires et costumes, maquillage et coiffures, régie sons et lumières mais aussi les souffleuses et les équipes de service ; sans oublier la mise en scène et le travail du comité de lecture.
Il y a eu un énorme travail qui dévoile la cohésion d’une troupe qui sait relever les challenges,
résume Alex Chouteau. Ils sont treize sur scène avec une alternance de deux décors, tous dans de magnifiques costumes préparés avec grand soin pour rester dans l’exactitude historique. Un perruquier de Paris a fabriqué des postiches sur mesure ; il est aussi venu lors de la générale pour donner des conseils.
Joué onze fois jusqu’au samedi 21 février, “Le dîner de Condé” affiche complet à toutes les séances. Rien d’étonnant…