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« Les Nombrils, c'est un succès historique »... |
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Olivier Perrard au salon du livre samedi.
Olivier Perrard, le directeur général des éditions Dupuis est passé à la 25e Heure du livre samedi. Un salon qui correspond exactement aux attentes de l'éditeur de bande dessinée.
Marc Delafontaine et Maryse Dubuc n'ont pas arrêté du week-end. Au stand Ouest-France, les auteurs des Nombrils, la BD phénomène de Dupuis, ont dédicacé environ 300 albums sur les deux jours ! Si ça n'est pas un record, ça y ressemble. Delaf' et Dubuc repartent aujourd'hui pour le Québec après un mois de dédicace européenne non-stop. « Nous avons été très bien accueillis sur le vieux continent, s'amusent-ils. Mais le salon du Mans sera probablement notre meilleur souvenir. »
De passage au salon samedi, Olivier Perrard, le directeur général de Dupuis, a pu apprécier ce nouveau succès du tandem décapant. « Avec les Nombrils on peut véritablement parler de succès historique, explique-t-il. Toutes grandes séries de bande dessinée décollent la plupart du temps vers le tome 5. Pour eux, le succès a été immédiat. »
Pourquoi la 25e Heure du livre ?
Une nouveauté BD se vend en moyenne à 3 500 exemplaires. Le tome I des Nombrils, s'est arraché à 50 000 exemplaires (aujourd'hui, plus de 100 000 exemplaires du tome 1 ont été vendus). Le tome IV qui vient de sortir, a été tiré, direct, à 150 000 exemplaires... « Le tirage, c'est une chose, précise Olivier Perrard. Mais ce qui est tout à fait exceptionnel avec les Nombrils c'est que nous n'avons jamais eu aucun retour ! » Ce qui signifie qu'un Nombrils sorti est un Nombrils vendu !
Delaf' et Dubuc n'étaient pas les seuls poulains de l'écurie Dupuis au salon, ce week-end. La maison d'édition avait aligné une sacrée équipe d'auteurs. Sans compter les grooms qui ont distribué des milliers d'exemplaires du journal de Spirou (1).
Pourquoi cette « descente » au Mans ? « La 25e Heure du livre est exactement le type de manifestations que nous apprécions, poursuit Olivier Perrard. C'est un salon généraliste, familial, où le public apprécie les albums d'humour et d'aventure, le grand savoir-faire de Dupuis. C'est pourquoi nous sommes venus en force au Mans. »
Le travail de fond mené depuis 25 ans au Mans par la librairie Bulle est un autre argument qui plaide en faveur du salon du Mans « Il se trouve en effet que le secteur BD de la 25e Heure du livre est programmé par l'un des plus gros vendeurs de bandes dessinées en France, poursuit le directeur général. Ce qui est également très positif. » Quelles surprises nous réserveront les éditions Dupuis à la prochaine 25e Heure du livre ? Réponse l'année prochaine.
(1) Hé non, le journal de Spirou n'est pas mort. Créé à la fin des années 30, le magazine se porte même très bien ! Selon Olivier Perrard, il est même « totalement rentable et pérenne ».
Ouest-France