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« Aidons tous les pollinisateurs en colorant nos jardins » conseille cet apiculteur... |
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Michel Moitte possède huit ruches : « J’ai dû les déplacer à cause de la prédation des frelons ». © Le Maine Libre
Passionné d’apiculture, Michel Moitte livre des informations précieuses sur les abeilles dont la survie est en péril. Installé à Teloché, il conseille également aux consommateurs d’opter pour un miel local.
Le Maine Libre : Pouvez-vous vous présenter ?
Michel Moitte : « Je suis électricien à la retraite. J’habite Teloché et je pratique une apiculture de loisir. Je fais partie de l’USAS 72, l’Union syndicale apicole sarthoise ».
Comment vous est venue cette passion ?
« Lorsque je voyais à la télé des apiculteurs mettre leurs mains au milieu d’une ruche, je me disais que c’est quelque chose qu’il faut que j’expérimente. Je me suis lancé en 2018. J’ai commencé avec un essaim que j’ai trouvé dans un regard de piscine. J’ai huit ruches aujourd’hui. »
Pouvez-vous nous en dire plus sur cette activité ?
« Actuellement, le travail consiste à surveiller le remplissage des hausses. Une ruche peut contenir jusqu’à 40 000 abeilles. Elles sont bien moins en hiver, mais la colonie doit rester forte si elle veut passer ce moment de disette et que la reine puisse reprendre sa ponte. Malheureusement, il y a également des maladies, des parasites tels que les varroas qui sont les tiques de l’abeille. Enfin la présence des frelons qu’il faut combattre tous les ans. J’ai d’ailleurs dû déplacer les ruches à cause de la prédation. »
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Avez-vous un mot à rajouter ?
« On peut avoir peur des abeilles mais elles ne sont pas agressives. Si vous ne les dérangez pas, elles ne se défendront pas. Aidons tous les pollinisateurs en colorant nos jardins. Je conseille également aux amateurs de miel d’opter pour un miel local. Il y a de très bons professionnels autour de nous. »