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VTT. Noémie Garnier, un nouveau statut à assumer... |
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La Sarthoise Noémie Garnier, vice-championne du monde, roulera ce vendredi à Jablines-Annet, en Seine-et-Marne. © Virginie Vazeille
Vice-championne du monde en VTT XCE début septembre, la Mancelle de Brette Sportif peut désormais viser plus haut. Et ce dès ce vendredi, en coupe du monde de la discipline à Jablines-Annet (Seine-et-Marne)
Elle venait sans ambitions en Autriche au début du mois. Elle en est repartie une médaille d’argent autour du cou. « C’est génial ! Je ne pouvais pas faire mieux », réagit-elle le sourire dans la voix.
Une envie de passer professionnelle
En devenant vice-championne du monde de VTT XCE (course par éliminations), Noémie Garnier a acquis la ligne de palmarès qui lui manquait pour passer un palier. D’autant plus qu’elle confirme là un été intéressant : championne de France sur la même discipline, vainqueure d’une épreuve de N1 et échappée sur les championnats de France de l’Avenir sur la route. « C’était le moment où jamais de franchir un cap, concède-t-elle. J’avais décidé de ne pas postuler à un job d’été pour me consacrer pleinement au vélo. Ça me fait plaisir de voir que le travail paie. »

Noémie Garnier (à gauche) sur le podium du championnat du monde XCE, aux côtés de la médaillée d’or Gaia Tormena. GEPA pictures / Hans Oberlaender
La Mancelle de 20 ans espère toujours esquisser une carrière de coureuse professionnelle. Désormais espoirs 2, la licenciée de Brette Sportif a su s’entourer en conséquence. En VTT, elle court avec l’équipe Velcan Racing ; sur route, avec Elles-Groupama-Pays de la Loire. Et reste suivie de près par son entraîneur Fabien Aoustin, connu pour avoir longtemps encadré le sprinteur Bryan Coquard.
Un programme chargé avant de couper
Des choix judicieux, tout comme celui de suivre en parallèle une licence Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives). Outre la sécurité pour l’avenir qu’elle apporte, sa formation lui sert de complément à sa préparation, avec huit heures de sport hebdomadaire. Mais les études apportent aussi leur lot de fatigue. « Le lendemain des Mondiaux en Autriche, je suis revenue à peine 10 minutes avant la rentrée. Je suis arrivée dans l’amphi un peu à l’arrache. » Le samedi, elle enchaîne avec un contrat étudiant dans une grande enseigne de matériel sportif, ça ne s’invente pas.

Noémie Garnier (à gauche) en finale du championnat du monde XCE. GEPA pictures / Hans Oberlaender
Il reste à Noémie Garnier encore un petit mois à tenir jusqu’à la fin de la saison. Avec un programme chargé les week-ends : coupes de France de VTT à Chaumont (19 septembre) et Marseille (1-3 octobre), sur route dans les Yvelines (26 septembre) et donc cette coupe du monde de VTT en Seine-et-Marne (17 septembre). Entre-temps, elle a participé au Grand Prix de Fourmies sur route le week-end précedent (39e).
Prochain objectif : participer aux coupes du monde de VTT en 2022
Le signe d’une polyvalence qu’elle cultive : « Si je préfère le VTT, je prends plaisir à courir sur route. Ça me sert pour préparer le cross-country, en perfectionnant mon endurance. Inversement, le VTT m’offre le jump nécessaire pour partir dans des échappées sur route. Les efforts sont différents mais se complètent. » En fin d’année, elle se mettra aussi au cyclo-cross, pour travailler les relances.
Pour le moment, la priorité de Noémie Garnier reste le VTT. Elle s’imagine « participer aux épreuves de coupe du monde de XCO (course en ligne) l’an prochain, les découvrir et passer un nouveau cap ». Mais avant d’y penser, elle devra assumer son nouveau statut de médaillée mondiale. Et ce, dès ce week-end.