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Volley-ball. Ligue B : Tristan Guitton, Américain et (un peu) Français, apprend à grandir au REC volley... |
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Tristan Guitton, Américain, profite d’un papa français pour mieux s’acclimater. © YANNICK GIRAUD
Arrivé de Floride (États-Unis) en début de saison, le pointu s’acclimate d’autant mieux que son père est français. Il se confie sur ses premiers mois, avant le déplacement du REC à Saint-Jean-d’Illac, vendredi 27 mars (20 h) en Ligue B.
Son patronyme, Guitton, ne trompe pas. Comme son prénom, Tristan. Et pour cause, le jeune pointu américain, 19 ans, débarqué dans la capitale bretonne en début de saison, a un père français. Il travaille aux États-Unis depuis la fin des années 90, mais ma grand-mère et une partie de ma famille habitent toujours du côté de Saint-Méen-le-Grand
confie-t-il.
Maintenant que je suis à Rennes, je peux les rencontrer plus souvent. Avant, je ne les voyais qu’une fois par an, quelquefois moins même. Quand on n’a pas de match, je peux passer le week-end avec eux. Je ne suis donc pas arrivé au REC par hasard car j’avais déjà effectué un stage durant une semaine l’an passé, et ça s’était bien déroulé. Cette année, j’ai signé pour une durée de deux ans au centre de formation.
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Les débuts s’avèrent difficiles. Blessé un mois à une cuisse, et ensuite sur une même période à l’épaule, il peine à s’illustrer. Ses efforts sont récompensés il y a deux semaines lorsqu’il remplace la recrue principale du mercato d’hiver, Célestin Cardin, lors de la rencontre face à Fréjus. Je bosse tous les jours pour jouer au plus haut niveau possible
souffle Tristan Guitton.
« La formation est moins développée aux États-Unis »
Contrairement à la France, la formation est moins développée aux États-Unis. C’est la raison principale pour laquelle je suis au REC, j’ai beaucoup à apprendre, surtout sur le plan technique, car à la base, je suis essentiellement un joueur physique. Je m’améliore tous les jours avec les entraîneurs qui me permettent d’augmenter mon niveau.
Son adaptation se déroule au mieux. Il bénéficie des conseils de son compatriote, passeur de l’équipe, Brett Sheward. Seul le temps breton le perturbe quelque peu, lui qui arrive de Floride. Il n’y a pas d’hiver là-bas,
avoue-t-il.Ici, il a plu durant de long mois, et il a fait assez froid, c’était dur à encaisser. Hormis ces aléas climatiques, je ne trouve pas de réelle différence entre les États-Unis et la France. Les gens sont sympas et gentils, ils m’ont bien accueilli et aidé afin que je m’intègre au mieux.