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Volley-ball. Clap de fin pour Pedro Uehara, l’entraîneur brésilien de Saint-Nazaire... |
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Pedro Uehara ne sera plus l’entraîneur du SNVBA la saison prochaine. © Bruno Bouvry
Arrivé l’été dernier avec l’étiquette de technicien ambitieux en provenance du Brésil, Pedro Uehara, qui souhaitait rester, ne prolongera pas son aventure à la tête du SNVBA. Le club et l’entraîneur ont officialisé leur séparation à l’issue d’une saison 2025-2026 éprouvante, marquée par une lutte acharnée pour le maintien.
Le volley-ball nazairien est habitué aux tempêtes de l’Atlantique, mais celle-ci n’était pas forcément attendue si tôt. Dans un communiqué publié mardi matin, la direction du Saint-Nazaire Volley-Ball Atlantique a officialisé le départ de son entraîneur principal, Pedro Uehara. Une séparation d’un commun accord
qui met fin à une collaboration d’une seule saison, riche en émotions mais avare en certitudes comptables.
L’héritage brésilien face à la réalité de la Ligue A française
L’arrivée de PU l’été dernier avait suscité une certaine émulation. Succédant à une période faste où le club avait touché les sommets du volley français (notamment avec le titre historique de 2024, sous l’ère de son compatriote Rubinho), le technicien arrivait avec la lourde tâche de rebondir après une saison 2024-2025 mi-figue mi-raisin, où les bons résultats en Ligue des Champions avaient modéré la déception d’un exercice domestique bien fade. Mais voilà, la greffe a mis du temps à prendre. Dans un championnat de France de plus en plus homogène qui se nivelle par le haut, le SNVBA a alterné le très bon, avec quelques belles victoires à domicile, et le plus inquiétant, notamment lors de déplacements infructueux. Souvent, les Nazairiens auraient mérité mieux, mais leur incapacité à tuer les matches lorsqu’ils en avaient l’occasion a ébranlé la confiance d’un collectif travailleur qui pointe aujourd’hui à l’avant-dernière place alors qu’il ne reste que trois matches à disputer.
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Une saison 2025-2026 sous le signe de la résilience
Le bilan de Pedro Uehara ne peut être analysé sans prendre en compte les vents contraires. Entre les arrivées tardives et au compte-goutte des Internationaux et les blessures de joueurs cadres, le technicien brésilien a souvent dû composer avec les moyens du bord. Malgré cela, il a réussi à maintenir une cohésion de groupe remarquable, évitant l’implosion alors que le club flirte dangereusement avec la zone rouge.
Un choix dicté par le Brésil et la famille
Le départ de PU semble avant tout guidé par des aspirations personnelles profondes. Gilles Gosselin confirme que l’entraîneur a choisi de privilégier un retour aux sources : Pedro va partir sur un projet au Brésil. Il a fait le choix de privilégier un retour au pays pour des raisons notamment familiales
. Ce besoin de retrouver sa terre natale semble avoir pris le pas sur la poursuite de l’aventure ligérienne. Cette décision s’est prise dans un dialogue ouvert. Ce n’est ni l’un ni l’autre (qui a rompu)
, précise le manager général. On était en réflexion, il a eu une opportunité au Brésil, il l’a saisie
. Si la dimension humaine est centrale, Gilles Gosselin ne cache pas que la situation comptable du club a pesé dans la balance. C’est toujours plus facile quand les résultats sportifs sont bons
, admet-il avec franchise. Il y a maintenant une fin de saison à appréhender au mieux, et je sais que tout le monde, Pedro et son staff, ainsi que les dirigeants, est mobilisé pour assurer le maintien du club en première division
. Une version qui diffère un peu chez l’entraîneur brésilien. Je souhaitais rester, nous avions signé un précontrat en janvier, mais après une série de trois défaites, le club m’a informé qu’il réfléchissait encore pour la saison prochaine. Dans l’entretemps, le club de Minas m’a fait une proposition intéressante que j’ai acceptée
.